I shouldn't love You.

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I shouldn't love you.


Aussi loin qu'il s'en souvenait, Bill n'avait jamais eu de mère. Et ce n'est pas lui qui allait s'en plaindre. Alors bien sûr, lorsqu'il était plus jeune il se demandait toujours pourquoi les autres petits garçons avaient une maman et pas lui, mais son père lui répétait sans cesse qu'il serait toujours là pour lui et que jamais il ne l'abandonnerait. Bill pensait que rien d'autres ne comptait, excepté son père.

« Bill, » Tom claquait ses doigts devant les yeux de son fils qui rêvait encore. Bill releva la tête et sourit, recommençant à manger sa purée. « Tu ne m'écoutais pas, encore. »

« Bien sûr que si ! »

Tom se leva et débarrassa son assiette déjà vide. Il ébouriffa les cheveux de Bill au passage déposant un baiser dans ses cheveux. « Dépêche toi de finir ton assiette et vas prendre une douche, champion. »

Ce soir, comme chaque samedi soir, les deux garçons de la maison se faisaient une soirée cinéma à la maison. Bill râlait toujours car il voulait aller dans un vrai cinéma, mais son père lui répondait toujours qu'il s'endormait alors ça ne servait à rien de payer une place. En contrepartie, il allait louer des films et faisait du popcorn. Tom adorait ces soirées avec son fils.

Tom avait eu Bill très jeune, lorsqu'il était venu au monde Tom n'avait alors que quatorze ans et se disait qu'il serait le plus mauvais père du monde. Cependant, très vite il a appris à ne plus avoir peur et puis Bill est devenu pour lui tout ce qui comptait. Il faisait tout pour lui. Il s'acharnait au travail pour donner la meilleure vie possible à son enfant et à vingt-huit ans, il pouvait enfin dire qu'il avait réussi sa vie. Il trouvait, comme tous les parents, que son fils était le plus beau.

Bill débarqua enfin dans le salon, dans son vieux pyjama qu'il n'avait jamais voulu jeter pour une raison inconnu. Tom avait pourtant essayé de lui voler, de le cacher mais Bill le trouver toujours.

« On regarde quoi ce soir ? » Bill sauta sur le grand canapé en tissu du salon et se couvrit de la couverture plié pour lui juste à côté de sa jambe.

Tom posa le saladier remplis de popcorn entre eux et s'assit, étendant ses jambes, posant ses pieds nus sur la table basse en verre. « Resident Evil, ça te va ? » Bill haussa les épaules, engouffrant une grosse poignée de maïs soufflé dans sa bouche. « Ne commence pas à t'empiffrer Bill, » avertit Tom, essayant de prendre un air sévère qui ne lui allait, selon Bill, pas du tout.

Le salon était presque dans le noir et Tom mit le film en route.

Et comme toujours, Bill avait fini le popcorn alors que le film n'en était même pas à la moitié et il s'était endormi. Tom laissa quand même finir le film, comme toujours. Il regardait de temps en temps Bill dormir et pousser des petits ronflements et il souriait.

Et comme toujours, à la fin du film il ne réveilla pas Bill. Non, il le prit dans ses bras et grimpa jusqu'à l'installer dans son lit. Seulement, bientôt Tom ne pourrait plus faire ça. Bill grandissait si vite qu'il n'avait même pas compris comment il était passé de bébé à un jeune adolescent de quatorze ans. C'est comme si Bill restait un bébé pour lui, il n'avait pas vraiment envie de le voir grandir et s'éloigner, car c'est ce que font les ados. Mais Tom le laisserait car c'est son rôle et il l'aiderait parce qu'il l'aimait bien plus que tout.

Il remonta la couette sous le menton de Bill et lui embrassa le front, remettant une mèche de cheveux en place. « Bonne nuit, champion, » chuchota-t-il presque imperceptiblement.

Puis il s'éloigna du lit et laissa la porte entrouverte. Malgré son âge, Bill avait toujours peur d'être dans le noir complet.

Tom poussa un soupir et bailla en étirant ses bras par-dessus sa tête. Il retira ses vieux vêtements qu'ils portaient lorsqu'il était ado et se coucha enfin. Il était tellement épuisé qu'il s'était rapidement endormi.


« Papa. » Tom se retourna dans le lit, toujours endormi. Bill le secoua un peu plus. « Papa. »

« Hein quoi ? » Tom avait sursauté et se tourna vers son fils. Bill tenait son oreiller dans les bras. « Qu'est-ce qu'il y a ? » Tom s'adossa à la tête de lit. « Il est quelle heure ? »

« Il est 3h. » Bill baissa la tête, honteux. « Est-ce que je peux dormir avec toi ? »

Tom souffla. « Tu es grand maintenant Bill. »

« Oui mais... » Il se tut puis regarda son père. « C'est pas grave. » Il commençait à se retourner, mais il avait peur de retraverser le couloir qui séparer les deux chambres. Chaque fois il avait des frissons dans le dos, comme si quelqu'un était derrière lui, et ça l'effrayait.

Il poussa la porte et crispa ses mains. « Viens ici, mon grand. »

Bill lâcha vite la poignée et courra presque dans le lit de son père. « Pardon papa. »

Tom enleva l'oreiller en trop et Bill s'installa à côté de lui. Il était si crispé dans le lit que Tom se demandait s'il avait seulement peur du noir. Il se recoucha et rapprocha Bill de lui pour le rassurer. Bill respirait dans le cou de son père.

« La prochaine fois, je n'aurais plus peur, » souffla-t-il.

« Tu le dis à chaque fois, » répondit Tom. Lorsque Bill se réveillait en pleine nuit, il lui était impossible de se rendormir. Son imagination le travaillait et il avait l'impression d'être entouré. De quoi, il ne savait pas, c'était une impression et Bill avait horreur de ça.

Bill soupira. « Je te dérange, pas vrai ? »

« Mais non Bill. C'est juste que je ne serai pas toujours là pour te rassurer, tu sais ? »

Bill hochait la tête sans vouloir vraiment penser qu'un jour son père le laisserait partir. « Je ne partirai pas, c'est tout. On dort ? »

Tom embrassa le front de Bill qui se détendait petit à petit. « Bonne nuit Bill. »

Bill déposa un petit bisou sur les lèvres de son père, comme quand il était petit. Pour lui dire : tu vois, je suis toujours ton petit garçon.


**


Le lundi matin, Tom conduit Bill au collège privé dans lequel il avait réussit à l'inscrire. Bill avait insisté pour y entrer car il y avait les options qui l'intéressaient. « Ce soir tu prendras le bus, ok ? »

Bill fronça les sourcils. « Pourquoi ? »

« Je vais surement travailler tard. » Tom tourna la tête vers son fils alors qu'il s'était arrêté à un feu rouge. « Tu as les clés de la maison. »

« Ouais, ouais. »

« Bill ne commence pas. » Tom redémarra la voiture. « Si tu continues à râler c'est tous les jours que tu prendras le bus, compris ? »

Bill ouvrit la bouche pour répliquer mais se ravisa. « Oui. » Il détestait ça, quand son père le réprimandait, ou lorsqu'il haussait un peu le ton. Il avait toujours peur qu'un jour il lui en veuille tellement qu'il parte. Tom était le centre de la vie de Bill.

Le collège était maintenant au bout de la rue. Tom s'arrêtait toujours un peu plus bas à cause de tous les bus qu'il y avait. « A ce soir, mon grand. » Il lui sourit et attendit que Bill bouge de la voiture, néanmoins, il ne bougeait pas. « Bill ? »

« Tu n'peux vraiment pas venir ce soir ? »

« Bill. »

« D'accord, d'accord. » Il se pencha vers son père et claqua un bisou sur sa joue, puis un autre et encore un autre.

« Il faut que tu y ailles, champion. » Tom caressa les cheveux noirs de son fils. « Allé, on se voit ce soir. »

Bill hocha la tête. « Salut. » Il sortit enfin de la voiture et remonta la rue rejoindre ses amis juste devant le collège.

« Hey, salut Bill. » Un petit blond s'avança vers lui.

« Salut Andi. » Bill sourit, et ils commencèrent à parler un peu.

« Hier j'ai faillis me faire chopper par mes parents ! »

« Non ? » Le petit blond hochait la tête frénétiquement. « Et alors t'as fais comment ? »

« La feinte habituelle. Ce n'est pas moi mais les autres élèves du bahut qui fument. »

Bill voulait rire. « Tu n'es pas assez prudent. Mon père n'a toujours rien remarqué, » dit fièrement Bill.

Andreas lui cogna l'épaule et la sonnerie retentit. Ils se fondirent dans la foule d'élèves pour rejoindre leur classe. Bill aimait beaucoup son collège, même si beaucoup de gens ne l'aimait pas lui, à cause de ses fringues, ses cheveux, et le noir qu'il mettait un peu sur ses yeux. Il le détestait tous pour ça et Bill aimait.


**


Bill prit une petite bouffée de sa cigarette. Maintenant ça ne lui piquait plus la gorge et ça lui faisait presque du bien de fumer. Andi avait déjà grimpé dans son bus et Bill ne voulait pas prendre le sien. Peut être que pour une fois il pourrait rentrer à pieds. Bon, il y avait une petite trotte et Bill était fainéant. Mais à quoi bon rentrer rapidement chez lui si personne ne l'attendait.

Il commença à redescendre la rue et prendre le chemin vers chez lui, la cigarette dans la main. Ses yeux étaient fixés sur le trottoir. Le ciel s'était couvert et il y avait un petit vent froid qui le faisait frissonner et l'obligeait à resserrer sa petite écharpe noire autour de son cou.

La cigarette continuait à se consumer dans sa main. Il sursauta lorsqu'il entendit un klaxon. Il était tellement plongé dans ses pensées qu'il avait juste oublié la circulation autour de lui. Il finit le bâtonnet de tabac et balança le mégot dans le caniveau.

« Monte tout de suite dans cette voiture, Bill Kaulitz. »

Bill s'était figé. Il ne bougeait plus tant il était tétanisé. S'en était finit de lui. Il tira sur la poignée de la voiture de Tom et s'assit en silence sur le siège. « Est-ce que tu vas crier ? » Bill jeta un petit coup d'½il vers son père. Il avait les mains fermement agrippées sur le volant, ses jointures en étaient blanches et Bill s'enfonça un peu plus dans le siège.

Le silence de Tom en disait long sur son humeur. Le pire était quand Tom se taisait ; Bill le savait et il ne voulait pas avoir des foutus problèmes avec son père. Il s'en voulait de ne pas avoir été plus prudent, il voulait même se frapper la tête contre la vitre pour s'être vanté le matin même que son père ne soupçonner rien. Mais pourtant, il croyait vraiment que son père ne venait pas ce soir là.

Le trajet paraissait plus long et vraiment très inconfortable. Tom était sacrément remonté contre son fils. « Depuis quand ? »

« De quoi ? »

Tom souffla d'agacement. « Ne fais pas l'imbécile Bill. »

« Quelques semaines. » Bill regardait son père avec prudence, comme s'il allait se jeter sur lui et le gronder tellement fort. Mais Tom se frotta simplement le front, essayant de calmer ses nerfs.

Tom détestait savoir que Bill fumait. Il ne supportait pas ça, cette connerie allait bousiller la santé de son garçon et il ne pouvait pas juste le laisser fumer, c'était plus fort que lui. Il était persuadé que Bill savait pertinemment le genre de réaction qu'il aurait en l'apprenant.

La voiture se stoppa dans l'allée de leur jardin et Bill sortit de la voiture et rentra chez lui. Il grimpa les escaliers et se changea dans sa chambre. Il essayait de retarder au plus tard les cris de son père, s'il y en avait.

« Bill, descends. »

Bill souffla, peut être qu'il avait fait une connerie en suivant Andreas, mais il le voulait aussi. Puis merde, il avait quatorze ans, il pouvait commencer à prendre ses décisions non ?

« Papa, » dit-il pour montrer qu'il était bien là.

« Tu ne retoucheras plus ces conneries, compris ? » Tom avait un regard très dur, il donnait des frissons à Bill qui hochait la tête na pouvant faire autrement. « C'est pour toi que je fais ça, d'accord ? » Tom s'était radouci. Il attrapa le menton de Bill entre son index et son pouce.

« Je ne veux pas que tu sois en colère contre moi. » Bill baissa les yeux, évitant le regard de son père. « Puis je voulais juste pour une fois faire une chose sans ton avis. »

« Depuis quand veux-tu ça ? »

« Je ne sais pas, je suis grand maintenant, pas vrai ? » Bill leva ses yeux timides vers son père. Et ça le blessait de voir qu'il avait pu peiner son père en deux phrases. Il se recula. « Pardon. »

Et il disparut du salon. Alors oui, il aurait plutôt préféré que son père lui crie un peu plus dessus. Maintenant il était juste là derrière son bureau à tenter de se concentrer sur ses devoirs. Son père ne savait pas le disputer, il n'avait jamais vraiment fait cela, mais il se sentait quand même mal. Ou bien était-ce pour autre chose.


**


Le dîner se passait en silence, il y avait une tension qui planait autour des deux garçons. Bill mangeait encore plus lentement que d'habitude et jouait avec les petits pois dans son assiette. Tom se leva et jeta le contenu de son plat à la poubelle. « Tu peux sortir de table si tu veux. »

Puis il commença à faire la vaisselle.

Bill ne bougeait pas, il n'avait jamais était en froid avec son père et ne supportait pas de l'être. Il était tout ce qu'il avait, il ne pouvait pas le perdre. Sa gorge se nouait et il laissa tomber les petits pois dans son assiette. Bill voulait pleurer, tout cela c'était de sa faute.

Tom entendait les petits couinements de Bill. Il coupa l'eau qui sortait du robinet et retourna dans la salle à manger. Il posa sa main sur l'épaule de Bill qui pleura un peu plus fort.

« Tu peux pas me laisser papa. »

Tom s'accroupit à côté de Bill. « Je suis là Bill, ok ? » Il connaissait par c½ur les craintes de Bill, il connaissait Bill à la perfection. Bill se laissa tomber dans les bras de son père sanglotant dans son cou. « Je n'peux pas t'en vouloir pour ça mon grand. »

« C'est ma faute, je suis désolé papa. »

« Arrête de pleurer Bill, ça m'rend triste. »

Bill s'écarta un peu de son père et sourit à travers le reste de ses larmes. « Tu n'peux pas être triste, sinon j'le serais encore plus. » Il déposa un bisou sur les lèvres de son père suivit d'un second. « J'aime bien te faire des bisous, » dit-il gentiment.

« Tu es toujours un petit garçon, mon petit champion. » Tom sourit et câlina Bill encore un peu. Il ne trouvait pas que Bill allait bientôt être un adolescent, il ne pouvait pas. Il refusait de le voir grandir mais c'était le cours de choses ; il le resserra encore entre ses bras musclés.

« Papa ? »

« Oui ? »

Bill attrapa une des tresses noires de son père. « Est-ce que je pourrais avoir un autre piercing ? »

Tom recul et fronça les sourcils. « Tu profites du moment sale peste. » Il ébouriffa les cheveux de Bill. « Où ? »

Bill lui tira la langue.

« A la langue ? » Tom fut surprit, il aurait pensé à la lèvre comme lui mais pas la langue. « Je n'sais pas, peut être plus tard. »

Bill lui faisait les yeux doux. « Toi aussi tu en as ! »

« Et toi tu as déjà celui là, » dit Tom doucement en passant son doigt sur l'arcade sourcilière de Bill.

« Si tu veux c'est moi qui le paye. »

Tom souriait. « Ce n'est pas la question Bill, il faut que j'y réfléchisse, ok ? »

Bill hocha la tête et remit son visage dans le cou de son père.

La mère de Tom avait toujours trouvé leur relation fusionnelle, parfois même trop. Elle les trouvait très mignons et s'était dit que ça allait changer avec les années. Mais quelques jours plus tôt, elle avait refait cette remarque à Tom et lui avait dit que c'était beau mais qu'il fallait qu'il fasse attention.

Tom ne faisait pas attention.


**


« Tu vois, je t'avais dit que ce serait joli, » dit Bill.

Tom hocha la tête. « C'est vrai. »

Finalement quelques jours plus tard, Bill avait eu l'accord de son père pour le piercing et était vite allé se faire percer. La cicatrisation avait mis du temps et Bill en avait bavé, mais maintenant il s'en fichait, il avait son piercing et il trouvait ça cool. « C'est genre sexy non ? »

Tom toussa étonné. « Sexy ? »

« Ouais, » dit Bill. « Tout le monde trouve ça super cool au bahut. Andreas veut même s'en faire un aussi. » Bill fronça le nez.

« Tu auras peut être bientôt une copine, » Tom tapota la cuisse de Bill qui était assis juste à côté de lui sur le canapé un dimanche après-midi.

« Je ne veux pas de copine, » répliqua Bill.

Tom rit un peu. « Tout le monde en veut une Billy. »

« Non, pas moi. » Bill se rapprocha de son père posant sa tête sur son épaule. « Je n'en veux pas. J'ai juste toi. »

Tom était touché, mais ça le gênait un peu. Il caressa les cheveux de Bill qui commençait à pousser. « Mais un jour tu seras amoureux et tu pourras rien faire contre. »

« Comme toi avec maman ? » grimaça Bill.

« Oh, » dit Tom. « Peut être pas comme ça alors. »

Bill rit un peu. « Ouais. Mais quand même, c'est sexy, hein ? »

Tom regardait la langue de Bill avec la petite bille noire. C'est vrai que c'était vraiment chouette sur son fils, mais il ne pouvait pas admettre qu'il trouvait ça sexy. « C'est joli, » répondit-il simplement. Bill sembla se contenter de la réponse.

« Est-ce que tu me fais un bisou ? » Ses joues s'empourprèrent légèrement en regardant son père.

« Tu es trop grand maintenant pour ça, non ? » Tom passa sa main sur la joue de Bill et pressa son pouce sur sa tempe. Bill secouait la tête. « Un jour il faudra que tu arrêtes, ta copine sera jalouse. »

Bill sourit et fit un petit smack sur les lèvres de son père y restant quelques petites secondes. « Tu n'as jamais pensé à te remettre avec quelqu'un papa ? »

« Bien sûr, mais je n'ai pas le temps pour une relation. »

« Et comment tu fais pour le sexe ? » s'étonna Bill. Il était assez naturel et sans tabous avec son père, et ça gênait Tom, comme à cet instant.

« Depuis quand te préoccupes-tu de ma vie sexuel ? Et d'où te viens de telles idées, petit ? » Tom donna une chiquenaude sur le bout du nez de Bill. « Tu es trop jeune pour ce genre de chose. »

« Je vais entrer au lycée papa, je sais beaucoup de chose. »

« Je pense que je ne vais pas parler de ça avec toi, » répondit Tom. « Tu es encore mon petit garçon innocent, hein. »

Bill riait dans l'oreille de son père se moquant un peu de lui. Bill savait qu'il n'aurait pas de copine, il aimait un peu trop être avec les garçons. Mais il avait si peur que son père le prenne mal. Il savait qu'il n'allait pas le juger, cependant, il avait peur de le décevoir. Il attendrait encore un peu, juste pour être sûr.


**


« Debout papa ! » Bill courut dans la chambre de son père et ouvrit les volets si fortement que son père sursauta. « Debout ! »

« Bill, » grogna Tom. Il avait les tresses en pagaille et Bill le trouvait vraiment beau.

« Tu as dit que tu viendrais avec moi, c'est aujourd'hui la rentrée. » Bill était tout excité. Il rentrait enfin en seconde et avait eu quinze ans, juste la veille. Il sauta sur le lit et tira la couette de sur son père. « Aller, sors de là papa. »

« Ok, ok. T'as gagné Billy. » Tom frotta fort ses yeux pour les décoller et qu'ils s'habituent à la lumière du jour. « Mais tu n'as pas oublié quelque chose ? »

Bill sourit et se pencha en avant. « Bonjour papa. » Il lui embrassa la joue et se remit debout sur le lit. « Tu te lèves maintenant ? »

Tom se leva et enfila un bas de jogging, restant torse nu. Bill regardait avec attention son torse musclé et bien fait. Il voudrait être pareil plus tard. « Descends de là Billy. » Tom tira sur la main de Bill et il le rattrapa avant que ses fesses ne touchent le sol. Il l'entoura de ses bras et lui fit le câlin du matin. « Bonjour mon grand. »

Bill se laissait aller. Il adorait que son père le tienne dans ses bras parce que là il savait qu'il n'y avait que eux deux. Oui, parce que ces temps-ci, Bill avait l'impression que Tom voyait quelqu'un et ça le démangeait.

« Petit déjeuner maintenant, » clama Tom. Il embrassa le front de Bill et partit dans la cuisine à l'étage inférieur.

Bill partit se préparer dans la salle de bain, il devait être parfait (du moins autant qu'il le pouvait, se disait-il) pour la rentrée. Il avait opté pour une nouvelle coupe de cheveux un peu plus longue et il adorait. Il enfila ses nouveaux habits et passa du maquillage sur son visage. Aujourd'hui il voulait tester autre chose. Il en mit un peu plus ; ses yeux étaient maintenant bien maquillé, charbonneux. Il sourit et se dit que ce n'était pas si mal.

Enfin, il rejoignit son père dans la cuisine. « Tu as fais quoi ? »

Tom se retourna avec les toasts en main. « Wow, Bill. » Il n'avait jamais vu son fils comme ça.

« C'est moche ? » Bill grimaça. « Je peux tout enlever, hein ? »

« Non, non. T'es magnifique Billy. » Tom posa les toasts sur la table. « Maintenant, on mange. »


**


Tom venait de repartir, laissant Bill avec Andreas. Finalement, par chance, ils étaient dans la même classe. Ils avaient fait exprès de prendre les même options pour avoir le plus de chance de leur côté, et ça avait l'air d'avoir marché.

Andreas s'assit sur un banc, attendant que la sonnerie se fasse entendre. « Alors Bill, toujours aussi accro ? »

« De quoi est-ce que tu parles Andi ? » Bill se laissa tomber sur le banc à côté de lui.

« De ton père, bon dieu ! »

Bill se renfrogna. « Eh bien quoi ? »

« T'es toujours collé à ses basques. » Andreas donna un coup d'épaule à Bill. « T'es un sacré phénomène Bill. »

« Je n'ai que lui, c'est normal. » Bill se frottait le bras avec sa main, juste là où son ami l'avait cogné. « Tu dis des conneries Andi. »

Andreas secoua la tête en souriant. « Ça me gêne pas, j'te jure ! Après tout, ça va bien avec toi tout ça. »

« De quoi tu parles ? »

« Mais ça crève les yeux Bill. Tu es amoureux de ton père. »

Bill eu un bug, un très, très long bug. Les paroles de son ami tournaient encore et encore dans son esprit. Ça l'avait presque choqué. Il se sentait rougir et son estomac se tortillait désagréablement, du moins c'est ce qu'il croyait. Amoureux de son père, c'était impossible. Il l'aimait plus que tout, c'est tout.

« Je... Il faut qu'on aille en cours. »



**


Bill était au salon, se vernissait les ongles de noir. Il trouvait que ça allait vraiment bien avec son look. Son père l'avait laissé faire un peu plus de choses ces derniers mois. Bill avait l'impression qu'il ne faisait plus trop attention à lui, mais il essayait malgré tout de garder l'attention de son père sur lui.

Il mordillait sa langue, se concentrant pour étaler comme il le fallait la couche de vernis uniformément.

« Billy, t'es là ? » Tom venait juste de rentrer du travail. Il était assez tard et Bill se demandait ce qu'il avait ramené à manger.

« Au salon papa. »

Tom débarqua, un paquet dans les bras qui humait la bonne nourriture thaï. « Je te laisse ça ici. Je viens juste me changer et je repars, j'ai rendez-vous. »

Bill avait arrêté de mettre son vernis. Il fronçait les sourcils d'incompréhension. Il suivit son père dans sa chambre. « Je vais manger seul ? »

Tom se tourna, enfilant une chemise blanche. « Oui, juste pour ce soir. Ça n'te dérange pas ? »

Bill haussa les épaules. « T'as rancard ? » Il souffla sur ses doigts fraichement vernis.

« C'est possible. » Tom enfila un pantalon un peu plus large que ceux qu'il mettait pour travailler.

« Est-ce qu'elle est jolie ? »

Tom sourit. « Très. »

« Elle travaille avec toi ? »

« C'est quoi ce questionnaire Billy ? » Il finit de se préparer rapidement. Puis il redescendit les escaliers. Il enfila ses chaussures. Bill l'avait suivi, secouant ses mains pour que le vernis sèche. « Bonne soirée mon grand. Je n'rentre pas trop tard. »

Tom embrassa le front de Bill et disparu derrière la porte qui se refermait. Bill soupira.

C'était samedi soir, leur soir. Il était seul avec un repas thaï et il n'avait presque plus faim. Il ouvrit le paquet et sortit la nourriture et s'installa au salon pour manger. Bill était bougon. Il voulait vraiment passer la soirée avec son père comme il le faisait toujours. Et il était en rogne, ouais, son père le lâchait pour une jolie nana. Ça l'agaçait assez. Il mangea encore un peu jusqu'à ce que sa gorge soit trop nouée pour que quoique ce soit passe à travers.

Il fourra tout négligemment dans le frigo et monta les escaliers. Il fallait qu'il se démaquille, il ne supportait plus ce maquillage. Il se regarda dans le miroir. Il pensait qu'il ne lui ressemblait pas, il n'était pas aussi beau que son père, même avec ce maquillage. Bill avait toujours rêvé de lui ressembler un jour ; Tom était son modèle, la seule personne qui compterait toujours.

« Andi avait raison. » Il passa rageusement le coton imbibé de lait démaquillant sur ses yeux et se retira le maquillage à l'arrache, laissant des traces sur ses pommettes et ses paupières.

Il retourna dans sa chambre et vira ses habits pour rester en boxer. La couette entourer tout son frêle et maigre corps. Il était vraiment très tôt et n'était pas fatigué, mais il ne savait pas quoi faire un samedi soir sans son père. Il se sentait pathétique de se dire qu'il ne pouvait rien faire un samedi soir sans son père, alors que c'est ce soir là où tous les jeunes de son âge se rassemblent pour des virés nocturnes. Il tournait et se retournait dans son lit. Il fit cela pendant près d'une heure.

Finalement, il se leva et gagna la chambre de son père. Il fouilla dans son armoire, là ou trainait ses vieux et larges t-shirt qui avaient l'odeur de son père. Il en enfila un et se coucha dans le grand lit de son père. Partout, le parfum de Tom flottait, Bill inspira profondément, il se sentait ainsi moins seul.

Puis, il avait finit par s'endormir.



Tard dans la nuit, Tom rentra enfin. Il était accompagné. Il se dirigea vers sa chambre et alluma la petite lampe. La fille embrassait sa nuque et riait doucement.

Bill entendait tout ; la porte d'entrée et la lumière l'avait réveillé. Une petite larme s'échappa de ses yeux. Il se félicitait d'être dos à son père. Il continuait à faire semblant de dormir.

Il entendait les bruits de leurs bouches. « Bill, » souffla Tom. « Il faut que tu partes je pense. »

« Est-ce qu'il ne peut pas juste retourner dans sa chambre ? » La femme avait une voit qui sous-entendait un tas de choses.

Bill savait que son père souriait. « Je n'ai pas le c½ur à le réveiller. » Un bruit d'un baiser s'éleva de nouveau. « Je te raccompagne, ok ? »

Bill se retourna juste au moment où il repartait de la chambre et put voir que la fille était blonde. Il soupira et tenta de ne pas se sentir blesser. Il profita que son père soit en bas pour filer dans sa chambre. Il abandonna, vexé, le t-shirt de Tom au beau milieu du couloir et ferma la porte de sa chambre ; chose qu'il ne faisait jamais. Il enfouit sa tête dans son coussin et la couette par-dessus. Il pensait qu'il allait étouffer mais il s'en fichait.

Il poussa un gémissement plaintif.

La porte d'entrée se referma et il s'immobilisa. Il ferma les yeux, il voulait se rendormir vite.

Cependant sa porte s'ouvrit et une larme glissa encore. Tom avait été surpris de ne plus voir Bill dans sa chambre en remontant. Puis il avait trouvé son t-shirt par terre et la porte de la chambre de son fils fermée. Tom s'assit sur le bord du lit de Bill et abaissa un peu la couette. Bill ne bougeait toujours pas, ses yeux fermés étaient remplis de larmes.

« Oh Billy, » souffla Tom. Il caressa la nuque de Bill. Il ne voyait pas son visage. « Je sais que tu ne dors pas. »

Bill ne bougea toujours pas. Il ne voulait pas se retourner.

« Tu aurais pu rester dans la chambre. » Toujours aucune réponse. Il se leva et Bill crut un instant qu'il était parti. Mais il avait simplement fait le tour du lit pour regarder Bill. « Je... »

Il voyait en fait les larmes déborder des petits yeux de son fils.

« Bon dieu, Billy. » Tom abandonna ses habits sur le sol et se fit une place dans le petit lit de Bill. « Pourquoi tu pleures ? »

Bill ne répondit toujours pas. Il se contenta de pousser un gémissement.

« Tu ne peux pas pleurer à cause de moi. »

« Papa. » La voix de Bill était étranglée. « Tu ne peux pas me laisser. »

« Je t'aime Bill. Bon dieu, je t'aime. »

« Et elle, tu l'aimes ? »

Tom se rendit compte alors que Bill était peut être blessé par ce qu'il avait pu entendre. « Est-ce que ça te dérangerait ? » Tom ne s'attendait pas à ça, mais Bill hocha la tête. « Je dois aussi vivre ma vie Bill, tu comprends ? »

« Non. » Il ouvrit les yeux, ils étaient rougis. « Tu sais, c'est toi ma vie à moi. »

Le c½ur de Tom se fendit. Il attira Bill dans ses bras et lui embrassa le sommet de son crâne. « Tu es le plus important, je ne veux pas que tu en doutes. Jamais. »

Bill hocha la tête et la releva. Tom déposa alors un baisé sur les lèvres de son fils. Il y resta un peu trop longtemps, Bill fit une petite pression. Ce n'était plus comme ces bisous innocents lorsqu'il était petit. Bill le savait. Tom se recula un petit peu. Il replaça une mèche des cheveux de Bill.

« Je t'aime, ok ? »

Bill hocha la tête et glissa furtivement ses lèvres sur celles de son père. « Moi aussi. » Bill se sentait tellement bizarre. Il pensait aussi qu'il n'était qu'un gamin. Son père pouvait bien voir des femmes ; même s'il préférait que non.


**


Andreas était venu chez Bill ce jour là. C'était les vacances de printemps et Bill l'avait invité à venir dormir. Il mangeait des pizzas dans la chambre de Bill, Tom détestait ça, qu'il mange dans la chambre, mais il n'avait rien dit. Ils écoutaient de la musique tandis qu'ils finissaient la pizza.

« Alors, » commença Andreas la bouche pleine, « t'as vu ma copine ? »

Bill hocha la tête. « Elle est bonne. »

« Et toi ça donne quoi ? »

« Question stupide Andi. » Il avala une bouchée de la pizza. « Il faut que j'me trouve un mec je crois. »

« T'es taré ! »

Bill fronça les sourcils et haussa les épaules. « Pourquoi ? »

« Tu le sauras bien assez vite j'pense. »

Bill ne comprenait pas et ne voulait pas comprendre, il savait juste que s'il continuait comme ça c'est clair qu'il allait finir enfermer dans un asile parce qu'il commençait à fantasmer sur son père.



**


« Aller champion, lève-toi ! » Tom tira la couette au pied du lit de Bill et ouvrit la fenêtre pour faire entrer de l'air frais.

Bill geignait. « 'Veux pas. »

C'était les vacances d'été, et Bill avait déjà prit l'habitude de dormir tard, vraiment très tard. Sauf qu'aujourd'hui il devait se lever plus tôt, dans quelques heures il prendrait l'avion pour les îles Caraïbes. Tom le secouait un peu pour ne pas qu'il se rendorme.

« Lève tes fesses feignasse. Tu dormiras dans l'avion. » Tom passa sa main dans les cheveux emmêlés de Bill. « Vas prendre une douche, on a des heures de trajets. »

Bill leva les bras, quémandant puérilement un câlin. Il attira Tom sur lui et il retomba en râlant. Tom adorait faire des câlins à Bill même s'il était toujours persuader que Bill arrêterait bientôt. Il soupira et embrassa le cou de son fils, soufflant fort. Il faisait toujours ça quand Bill était petit et ça avait toujours le même effet. Bill se tortilla, le souffle le chatouillant.

« Bon, tu vas prendre ta douche Billy ? »

Bill rit un peu. « Je peux pas, tu me sers trop. »

« Je sais. »

Tom n'arrivait pas à lâcher son fils. Il se sentait tellement coupable et il avait l'impression que c'était quelque chose de mal de l'aimer autant. Il accentua la pression de ses bras autour du frêle corps de Bill. Un jour son fils comprendrait et il allait le détester et fuir. Tom se maudissait de ne pas avoir suivi les conseils de sa mère, mais c'était trop tard.

« Il faut que tu me lâches papa. » Bill repoussa doucement son père et lui sourit. Il avait toujours cette petite tête d'enfant avec ses grands yeux brillant encore un peu embués de sommeil. Il déposa un léger bisou habituel sur les lèvres de Tom. Puis il partit prendre sa douche, laissant Tom dans sa chambre.

Le tressé se mit sur le dos et souffla. Il était si épuisé de combattre avec lui-même. Il passa une main sur son visage et frotta un peu son front. Dans quelle galère s'était-il fourré ? Il se sentait tellement malsain.



Quelques heures plus tard, ils étaient dans l'avion. Bill avait insisté pour se mettre du côté hublot et ça ne servait strictement à rien puisqu'il s'était endormi sur l'épaule de Tom. Le tressé souffla avec un petit sourire attendri. Il remonta la fine couverture bleu sur Bill et posa sa joue contre le haut de la tête de Bill.

Il devait essayer de se trouver une copine ou quoique ce soit. Il devait tout arrêter avant que tout empire.

Il rumina pendant les heures d'avion qu'il restait, jusqu'à ce qu'ils atterrissent.


**



Tom avait eu la mauvaise idée d'autoriser son fils à boire un peu, juste parce que c'était les vacances et qu'il voulait le laisser profiter. Il voulait être un père cool. Il avait alors payé un verre quelconque sucré et alcoolisé pour faire plaisir à Bill. Cependant, ça avait donné du fil à retordre à Tom pour tenir son fils.

Il ouvrit la porte de leur chambre d'hôtel. Tom ne s'était pas privé, il n'allait pas se restreindre alors qu'il avait assez d'argent pour se payer un hôtel assez classe. Il faisait avancer Bill qui se tortillait un peu. Il s'était calmé lorsque Tom l'avait repris et un peu disputé. Tom n'avait jamais eu le c½ur à réprimander son fils, surtout à ce moment alors que c'était son unique faute.

D'un coup, il bascula sans qu'il ne sache comment sur le lit. Bill avait perdu l'équilibre un instant et il se retrouvait allongé sous son père. Tom se releva brusquement.

« Je peux dormir avec toi ? » Bill avait relevé et tourné la tête dans un angle impossible pour regarder son père. « S'il te plait papa. »

Tom hocha la tête. Ils avaient tous les deux un grand lit, il y aurait bien assez de place pour tous les deux. Alors, il se déshabilla, alla se passer un coup d'eau sur le visage et attrapa un gant de toilette humidifié. Il revint dans la chambre, Bill avait déjà passé maladroitement son bas de pyjama. Tom faisait passer le gant de toilette sur le visage de Bill, retirant avec lui un peu du maquillage de son fils qui avait les yeux fermés et une respiration calme et régulière.

Il souffla.

« Il faut que je te dise quelque chose papa. » Bill avait juste chuchoté.

Tom posa le gant mouillé sur la petite table de chevet et passa sa main sur la joue de Bill. « Demain, d'accord ? Dors. »

Bill hocha la tête et se roula en boule sur un côté du lit. Tom s'allongea à son tour. Il ne pouvait, non, ne devait plus dormir comme ça avec son fils. Peut être qu'il devrait lui en parler ? Mais peut être que Bill était trop sensible et fragile et que Tom ne pouvait juste pas le faire souffrir.

Il se tourna vers Bill et l'emprisonna dans ses bras.


**


Bill et Tom prenait le petit déjeuner sur le balcon qui faisait office de jolie terrasse. Ils engouffraient les délicieuses viennoiseries que Tom avait demandées.

« Tu voulais me dire quoi hier soir ? »

Le jeune androgyne avait peut être bu, mais il se souvenait parfaitement de tout. « Je... Je sais pas. C'est rien. » Il se hâta de mordre dans un croissant et baissa la tête.

Tom lui envoya un petit coup de pied pour qu'il le regarde. « Dis-moi Bill. »

« Tu vas t'énerver, ou quelque chose du genre, » souffla Bill. « Tu n'le feras pas ? » Bill grimaçait à la simple idée de savoir que son père pourrait le haïr pour ça.

« Promis. »

« Bien. » Bill se tortillait sur son siège en osier. « Tu vas me détester. » Il se prit le visage entre ses mains et poussa un gémissement gêné.

« Je ne pourrais jamais te détester Billy, » sourit Tom.

« Je suis... Enfin, j'ai... » Il soupira fortement. « Je suis gay. »

Il l'avait dit très vite. Il re-plaqua ses mains contre son visage pour ne pas voir la déception sur le visage de son père.

« Qu'est-ce que je vais faire, » marmonnait Tom. Une litanie de 'qu'est-ce que je vais faire' sortait de sa bouche. Il regarda Bill qui le fixait à travers ses doigts ne comprenant pas son père. « Je... Je vais aller faire un tour, ok ? »

Tom se leva, tira la serviette qui était derrière lui et la balança sur son épaule avant de s'enfuir de la chambre d'hôtel.

Bill n'avait pas bougé. Est-ce que Tom était parti pour de bon ? Il secouait ses pieds ne sachant pas comment réagir à cela. En fait, il s'était attendu à tout, sauf à ceci et ça le perturbait. Peut être que Tom ne reviendrait pas. Il commença à paniquer comme toujours mais se rassurait et se souvenant de toutes les fois où son père lui avait dit qu'il ne partirait jamais. C'était la seule chose à laquelle il pouvait s'accrocher fermement pour le moment.

En attendant, il fallait qu'il fasse quelque chose. Et tant pis si son père n'approuvait pas. Il passa dans la suite et fouilla un peu dans le porte feuille de son père pour lui prendre de l'argent. Son portable dans la main, il sortit et ferma la porte derrière lui.

Les bips sonores raisonnaient dans l'oreille de Bill, et il se disait qu'il allait payer très cher la communication. « Andi ? »

« Qui d'autre ? » répondit son ami.

« C'est fait, je lui ai dit ! »

A l'autre bout du fil, Andreas s'agitait. « Tu lui as dit ? A ton père ? »

« Oui, » murmura Bill.

« Que tu l'aimais ? »

Bill sursauta. « T'es taré ! Jamais il ne saura ça. Il ne peut pas, c'est mon père. »

« Tu lui as dis quoi ? » Andreas se doutait de la réponse, mais il voulait en avoir le c½ur net.

« Que j'aimais les mecs. »

« Oh. » Bill respirait fort dans le combiné, néanmoins, il n'avait pas le droit de se laisser aller comme une vulgaire fille. Il n'était pas une fille. « Que t'a-t-il dit ? » ajouta Andreas.

« Il est partit. »

« Laisse lui peut être du temps. »

Bill répondit vaguement, il errait dans les rues de la ville regardant à droite et à gauche dans la rue. « Je pense que je vais faire ça. Il va me détester ? »

« Tu aurais eu le droit à ma main dans ta face si j'avais été là Bill, » gronda Andreas.

Bill rit. « Eh bien, j'suis content que tu sois pas avec moi. »

« Va te faire foutre Bill, » répondit Andreas amusé.

« Mais avant, j'vais aller chercher un paquet de clope. Je viens de trouver un tabac, je te laisse. A plus. »

« Bye. »

Bill poussa la porte vitrée du petit bureau à tabac et la cloche tinta dans la petite boutique qui avait une odeur prononcée de cigarette et de papier de journaux. Bill inspira un grand coup, il appréciait cette odeur forte. Il s'avança vers la petite dame et acheta son paquet.

Bien vite, il se retrouva dehors, une clope dans la bouche mais se maudit. « Quel con ! » Il se frappa le front avec la paume de sa main et retourna à l'intérieur du tabac pour acheter un briquet.

Il souffla enfin de soulagement et alluma une cigarette.

C'était sans doute la chose la plus stupide qu'il faisait mais en fait, il ne savais juste pas quoi faire. Le jeune garçon avait peur de retrouver son père tout de suite et il ne pouvait pas simplement rester devant un jus d'orange amer à attendre.

Une cigarette lui avait parut tellement bonne.

Une heure, peut être deux, plus tard, après avoir abandonné des mégots de cigarettes et flâné un peu partout dans les rues pavées de la ville, il s'embêtait très fortement et l'unique chose qui le tenter réellement était une bonne sieste.

C'est ainsi qu'il retrouva le chemin vers l'hôtel et s'affala sur le matelas carrément super confortable.


**


Tom poussa la grosse porte de l'entrée de l'hôtel. Il traînait des pieds et voulait juste s'excuser d'avoir eu la réaction la plus stupide qu'il pouvait avoir envers son fils. Puis, le fait que Bill soit gay ne le dérangeait pas vraiment, le seul vrai problème était que ça lui compliquer les choses. Avant cela, il avait pu se rassurer en se disant que son fils aimait les filles, et maintenant ? Tom ne savait simplement pas à quoi se raccrocher.

Il passa devant la réception sans lever le regard à la réceptionniste qui lui faisait de l'½il depuis leur premier jour.

Lorsqu'il se trouva planter juste devant le porte de sa chambre, il avait perdu son courage et sa volonté. Ces deux là s'étaient bien vite enfuis. Mais Tom n'avait justement pas le droit d'être lâche.

Il prit une grande inspiration, comme cela allait lui donner du courage et la porte s'ouvrit enfin.

Les doubles rideaux avaient été tirés et il n'y avait que quelques rayons de soleil qui arriver à pénétrer dans la pièce. Il avança dans la petit couloir, tous les rideaux étaient comme ça. Tom fronça les sourcils.

« Billy ? » Il frappa doucement contre le bois de la porte. La porte s'ouvrit toute seule, étant mal fermée, et Tom observa. Il voyait Bill, en short de bain allongé dans son lit. « Billy ? » répéta-t-il.

Un grognement rauque lui répondit. Il sourit.

« Je peux venir, ou tu vas virer ton pauvre père car ce n'est qu'un crétin fini ? »

« Le crétin fini peut venir, » marmotta Bill, encore un peu dans les vapes.

Tom grimpa sur le lit à genoux et frappa gentiment le bras de son fils. « Ne traite pas ton père ainsi Bill, » réprimanda-t-il en feintant la fausseté de son ton.

Bill roula sur le dos, les yeux toujours fermés mais souriait. « Alors, tu ne m'en veux pas, hein ? » Il souleva une de ses paupières pour regarder son père, ce dernier secouait la tête.

« Bien sûr que non Billy. T'es mon fils, je t'aimerai toujours, quoiqu'il arrive. »

Bill sentait encore ces fichus papillons dans son ventre mais se dit que ce que son père disait n'était pas vrai. S'il savait que Bill l'aimait plus que comme un père, il allait sans doute le mettre à la DAS ou un truc du genre. Il se surprit à rire nerveusement en y pensant.

« Pourquoi tu ris ? » Tom se sentait presque vexé.

Bill secoua la tête. « Oh, rien. » Tom mordillait son piercing. Finalement, il se pencha et attrapa Bill dans ses bras. Ils se retrouvèrent assis sur le lit, Bill assit sur les cuisses de son père, ses jambes l'entourant étroitement. « C'est certain que tu ne m'en veux pas, hein ? »

La langue de Tom claqua contre son palet. « Bill, » râla-t-il.

« Oui, je sais. Je voulais juste savoir. »

Tom lui sourit et passa sa main dans les cheveux de son fils. Son fils. Avait-il au moins un comportement d'un père envers son fils ? Il en doutait et s'en voulait. Il caressait le cuir chevelu de Bill et s'approcha de lui, déposant un petit baisé sur ses lèvres. « Ecoute Billy, » il serra le fin corps de Bill dans ses bras. « Il faut qu'on arrête, on ne peut plus s'embrasser comme ça. »

A cet instant, c'est comme si un gros poids était tombé dans l'estomac de Bill. « Non, » lâcha-t-il. « Non.

Bill semblait paniqué aux yeux de Tom. « Je ne peux pas Bill, je ne peux pas continuer. »

Les larmes montaient dans les yeux du jeune androgyne. « Pourquoi ? » Bill allait peut être avoir seize ans, mais tous ces contacts, en particulier celui-ci, il y tenait tellement.

« Je... » Tom enfouit son visage dans le cou de son fils. « Je t'aime Bill, ok ? »

« Mais, papa, » couina Bill.

Tom respirait fort. « Ok. Je ne veux juste pas te gâcher la vie. »

Le jeune garçon se mordit la lèvre. « Encore un, juste un, » quémanda-t-il. Il poussa sur les épaules de son père pour l'écarter légèrement de lui.

Le tressé acquiesça. Bill posa les lèvres sur celle de son père. C'était malsain et Tom se retenait de ne pas goûter aux lèvres de Bill un peu plus. Cependant, Bill exerça une petite pression et entrouvrit la bouche pour que le bout de sa langue touche la lèvre de son père. Tom oublia tout, il oublia qu'il était juste sale de faire ça à son fils mais passa sa langue contre celle de sa progéniture. Ils s'embrassaient tout en douceur. Bill s'accrochait fort à la nuque de Tom et laissait son père laper sa langue goulument.

Bill poussa un petit gémissement et Tom sourit. Il se sépara un peu de Bill et déposa un dernier baisé sur ses lèvres dans un petit bruit.

« Tu ne peux pas arrêter papa. » Bill se pressa à son père. Ses hanches étaient collées contre le ventre de Tom et le tressé écarquilla les yeux. « Tu sens comme je t'aime papa ? » Bill aurait pu pleurer, mais il rougit juste, il se sentait si petit face à son père.

« Bill, » souffla Tom. « On a pas le droit. »

« Mais personne ne le saura. » Bill faisait des yeux si attendrissants.

Tom secoua la tête. « C'est tellement mal. Tellement. »

« Est-ce que tu m'aime aussi ? »

Le tressé avait très bien compris le sens de la question de Bill. Lui mentir lui ferait du mal, lui dire la vérité anéantirait la résistance de Tom. Il devait trancher et rapidement. « Je t'aime Bill, si fort. »

Leurs corps étaient liés étroitement, Tom serrait son fils dans ses bras. Il ne pouvait pas lui faire ça, il n'avait pas le droit de bousiller sa vie parce qu'il aimait son fils un peu plus que la morale ne l'autorisait. Puis, comment pouvait-il accepter que son fils vive avec un tel fardeau ? Il voulait simplement son bonheur.

« Aime-moi. »

Cette phrase faisait écho dans la tête de Tom. Devait-il ?

Bill attrapa la main de son père et la fit glisser sur son entre-jambe. « Je peux pas Bill. » Paradoxalement, sa main pressa Bill. Tom se donnait envie de vomir, quel père pouvait avoir tellement envie de son enfant ? Les larmes coulaient sur ses joues.

« Fais-le papa. » Bill coinça son visage sous le menton de Tom. « Tu es le meilleur père, celui que tout le monde aimerait d'avoir papa. »

Tom sanglota. « Non, je suis égoïste. » Il passait sa main sur Bill et pressait l'entre-jambe de Bill encore un peu. « Je suis un fardeau. »

« Mon fardeau. »

Tom se laissa aller aux paroles de son fils. Il allongea Bill à côté de lui et hésita.

« S'il te plait, » Bill faisait une moue très craquante.

Tom souffla et tira sur la ficelle du short de bain de Bill et l'abaissa un peu sur ses haches, Bill était déjà entrain de retirer son t-shirt. Il ondulait le bassin, frottant ses fesses contre le matelas. Tom se concentrait pour ne pas partir en courant. Il voulait le faire, mais peut être que Bill se rendrait compte que tout ceci est mal.

« Papa, » minauda Bill. « Continue. »

Tom abaissa le short de Bill et l'admira juste. Son fils était en tout point parfait. Ses doigts coururent sur l'entre-jambe de Bill, son tout petit Bill. Il le caressait doucement, il le sentait chauffer sous son touché. Puis finalement, il se laissa aller. Lentement, mais surement sa main se referma sur le sexe de Bill et il commença à faire de petit vas et viens.

Le jeune androgyne gesticulait sous la main de son père et il se sentait le plus heureux du monde. Il appréciait chaque doigts de Tom sur lui et avait même pensé un instant qu'il était juste entrain de rêvé, une fois de plus.

Le tressé accélérait un peu plus. Il admirait l'expression de Bill et se dit que c'était sans doute la meilleure décision qu'il avait prise. Comment aurait-il pu continuer en le laissant vagabonder ? Il resserra ses doigts et Bill gémit. Tom s'abaissa un peu pour embrasser le torse légèrement musclé de Bill, puis le haut de son ventre, son nombril, juste là où se trouvait le cordon que Tom avait coupé, puis le bas de son ventre et son aine. Il cajolait son fils plus qu'il ne lui donnait du sexe.

Bill se sentait défaillir. Son père était tellement tout pour lui. « Ugh, » s'étonna-t-il. Il ouvrit les yeux et Tom était juste au dessus de sa virilité, le bout de sa langue passait sur la tête du sexe de Bill lui envoyant des vagues de plaisir intense.

« Papa, » gémit-il, balançant sa tête de gauche à droite. Il mordait sa lèvre inférieure, ses yeux étaient fermés formant des petites rides entre ses sourcils.

Tom se sentait étrangement de moins en moins malsain.

Il donna le coup de grâce à Bill en englobant presque entièrement sa virilité tendue et gorgée de sang. Il suçota le bout et se retira juste avant que Bill ne se libère dans sa main. Tom adressa encore quelques petites caresses à Bill, juste le temps qu'il se calme pour ensuite essuyer sa main dans un mouchoir qui trainait sur la table de chevet.

Il s'allongea à côté de son fils qui reprenait ses esprits. « Est-ce que tu regrettes ? »

Bill secoua la tête et sourit de toutes ses dents. Il passa ses mains sous le t-shirt de son père dans l'intention de lui retirer. Un petit sourire de dessine sur le visage de Tom qui se trouva torse nu.

Bill se lova contre lui. « Tu resteras toujours, oui ? »

« Bien sûr Bill, bien sûr. »

Tom se disait qu'il ne pouvait plus faire marche arrière. Il aimait tellement son fils qu'il avait, certes l'impression que ça allait être dur, mais aussi qu'ils allaient partager la plus belle chose qu'il puisse y avoir. Tom câlina Bill, leurs jambes s'enlacèrent.

« Papa ?! »

Tom rit un peu. « Excuse-moi. »

« Tu veux... »

« Non Bill, » Tom lui sourit. « Peut être plus tard, ok ? »

« Mais papa, tu viens de me le faire ! » défendit Bill, se redressant un peu pour observer la bosse à travers le short de Tom.

Tom attira Bill sur lui et murmura dans ses cheveux « Je ne veux pas que tu le fasses, tu es bien trop innocent pour ça, » taquina le tressé.

« Connerie, » répondit Bill qui ferma les yeux, allongé sur son père.

« Tu attendras quelques temps, il faut que je m'habitue à ça. »

Bill hochait la tête en souriant. « C'est Andreas qui avait raison. »

« Quoi ? » cria presque Tom.

« Oui, » rit Bill toujours els yeux fermés. « Il m'avait dit un truc genre j'étais amoureux de toi alors je devais pas sortir avec un mec parce que quelque chose aller se passer. »

« Amoureux de moi ? » Tom frottait le dos de Bill gentiment. « Vraiment ? »

« Oui. »

« Je t'aime Billy. »


**


Bill venait de fêter ses dix-huit ans. C'était la chose qu'il souhaitait le plus au monde. Son père avait eu du mal à se faire à leur nouvelle relation mais s'y était fait même s'il avait posé des conditions auxquelles Bill avait souvent essayé de le faire céder. Il se sentait tellement excité de pouvoir enfin avoir son père entièrement.

Il monta les marches des escaliers. Les derniers invités étaient partis et il se faisait tard. L'androgyne partit dans la salle de bain tandis que Tom éteignait toutes les lumières. Bill retira ses vêtements et attendit que son père aille se coucher.

Puis, il sortit et regagna la chambre de Tom, appuyant son épaule sur l'encadrement de la porte.

« Je suis sexy ? »

Tom se retourna. Bill se tenait nu devant lui, exposant son tatouage sur son aine. « Tu vas me faire mourir un jour. »

« Il est chouette, pas vrai ? » Bill passait le bout de ses doigts sur son étoile.

Tom déglutit. « C'est joli. »

« En fait, tu l'adores mais tu ne veux pas l'admettre. »

Tom sourit et s'approcha de Bill, plaçant ses mains sur les hanches de son fils qui devenait de plus en plus beau. « Admets que tu n'attends qu'une chose, » Tom embrassa le bout du nez de Bill.

Bill pencha la tête sur le côté. « Tu veux bien ? »

Tom prit sur lui. Il avait du mal avec l'idée de faire réellement l'amour à Bill. Il se disait qu'ils allaient franchir une nouvelle barrière qu'il s'était toujours acharné à maintenir. Maintenant, Bill était là, devant lui, lui demandant de lui faire l'amour.

« Je suppose que tu le veux ? »

Bill rassurait toujours son père, lui disant souvent que ce n'était pas dégoutant, juste beau et unique. « Réellement papa. »

Tom ôta ses vêtements et les deux hommes se retrouvèrent dans le plus simple appareil. Le tressé porta Bill et alla l'allonger sur le lit. « Je t'aime Billy, t'es tellement beau. » Il caressait le visage fin de son fils, des étoiles pleins les yeux, il admirait tellement Bill.

« Fais-le papa, je t'aime aussi. »

Cette nuit là fut la promesse de l'infini. Tom avait du mieux qu'il pouvait pour ne pas blesser Bill et ils en avaient tous les deux redemandé. Ils s'aimaient et les personnes les plus proches et les plus compréhensives de leur entourage le savaient ; ce qui ne se résumait qu'à trois personnes, dont Andreas qui était fou de joie.

Ils étaient heureux, ce n'est pas ce qui comptait le plus ?


Fin.


. : .

Je n'ai pas eu le courage de relire.
Excusez-moi des fautes.

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Comments :

  • Maeow

    07/10/2012

    Ouai, je savais que tu me disais quelque chose. Aprilistique...j'ai pas assez de mots pour te dire que je suis heureuse que tu sois toujours Yaoïste ! Il m'a fallu se simple petit lien pour bondir d'un coup !

    Et cet Os, woua, en regardant certains commentaires et avis, je me sens moi même malsaine ! J'adore, j'adore, j'adore le Père/Fils entre Bill et Tom. Je suis à la recherche de ça, et il est rare de trouver de l'inceste comme tu tes tellement bien appliqué à écrire. J'ai trouvé ça tellement beau -bien que j'ai eu un petit regret de savoir qu'il n'y avait pas de lemon au final- pour une fois qu'il n'y avait pas de rapport avec un quelconque viole ou drama. Cette relation si fusionnelle entre le père et son fils, sa rendait les choses d'autant plus érotique de voir un Bill si fragile et que Tom se force à renoncer à ses sentiments..Il était parfait cet Os, je serai capable de te supplier d'en refaire un dans le même style, c'est une des choses que je ne pourrais pas me passé ! C'est une idée tellement originale que tu as parfaitement traité.

    En tout cas, je suis franchement heureuse de te retrouvé, même si je ne laissais aucun commentaires et que mes visites étaient anonymes ou sous un autre pseudo, j'adorai le peu d'écris que tu as laissé.

    Bis :)

  • RandomBeauty

    10/03/2012

    C'est une idée originale, dans la vraie vie je trouve ca dégueu car souvent, les pères qui font ca sont des pervers dégénérés, mais la on sait que c'est Billou et Tomi donc c'est forcément gentil et mignon.
    J'ai beaucoup aimé, comme le reste de tes écrits ^^

  • Fic-OS-byMary

    22/03/2011

    J'ai beaucoup aimée cet OS même si j'ai toujours un peu de mal avec le fait que Bill et Tom soit père-fils dans certains OS ^^
    Si c'est bien raconté l'histoire peut être belle et mignonne,alors dans ce cas je lis.Mais si c'est genre viol ou autre alors là je saute directement xD

    Je t'avoue que je trouve ça un peu "malsain" dans le sens ou ils sont père et fils et que coucher avec son père et pour moi vraiment différent de son frère ou encore de son cousin,tu comprend ? J'ai un peu de mal a m'expliquer sur ce sujet ^^ mais en bref j'ai beaucoup aimée cette OS :)

  • What--Gw3ndI--Gw3nd

    23/02/2011

    jador cette histoir elle est trop belle *-*

  • loveusedetokio

    19/12/2010

    J'ai adoré cette OS *.*

  • Twin-cest

    19/12/2010

    J'ai beaucoup beaucoup aimé cet OS !! =D
    Tu écris vraiment bien !!! L’histoire est très mignon, et en un OS tu as bien réussi à me plonger dans l'histoire !!
    Bravo !!

  • D7983CA

    17/11/2010

    J'adore <3

  • Zkaulitz-BT-os

    28/10/2010

    J'adore, rien à redire x)

  • Forgive-Me-Os

    22/10/2010

    Han un Père/Fils
    Je kiffe *-*
    Ton os était très bien, pour ma part j'ai vraiment adoré :)

    Toute la relation fusionelle de Bill et Tom, le fait que Tom le voye toujours comme un enfant au debut, son enfant, et Tom qui est tout pour Bill...Enfin soit!

    Bravo pour cet os :)

  • xQueenB

    23/06/2010

    Aouh ! J'ai adoré *o*. En faite, le début m'a un peu gênée ! Bill est vraiment jeune. 14 ans c'est ... Mais tu devrais indiquer les ages au fil du temps ! Parce qu'on passe de 14 à 17 ans et c'est un petit peu gênant ! Mais sinon c'est très bien écrit, super intéressant et j'ai beaucoup aimé :DD

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