Les retrouvailles.

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Les retrouvailles.



_______ Partie I.



Cinq ans, jour pour jour, qu'ils ne s'étaient pas vu. Tom attendait Bill devant la bonne porte d'arrivée, ayant vérifié une bonne une dizaine de fois s'il était au bon endroit. Ses doigts avaient la fâcheuse habitude de triturer le bas de son large t-shirt. Et même debout, sa jambe tressautait, et ça c'était agaçant même pour lui qui n'arrivait pas la contrôler.

Le jeune homme stressait réellement. Cinq longues années étaient passées depuis que Bill l'avait fuit en partant pour la France. Tom n'avait jamais vraiment compris pourquoi son ami, qui plus est meilleur ami, avec qui il passait le plus clair de son temps avait eu le soudain besoin de s'éloigner. Cette situation avait profondément blessé Tom. Il avait été écorché à vif, laissant une blessure sanguinolente.

Pourtant, la plaie avait quelque peu cicatrisé depuis que Bill l'avait contacté il y a une semaine, lui annonçant qu'il revenait.

« Il rentre, il va être là, » siffla Tom entre ses dents.

Il n'y croyait pas lui-même. Et puis, merde, pourquoi s'angoissait-il ? Ce n'était que Bill. Ce même Bill avait qui il vécut dix-neuf ans de sa vie. Du moins, il l'espérait. Et puis, il avait tout nettoyé chez lui, juste pour Bill. La chambre d'ami respirait la fraîcheur, et les draps venaient d'être achetés. Tom voulait que tout soit parfait pour son ami. Il était surement un peu maniaque.

La voix chaleureusement neutre de la femme dans le haut parleur s'éleva.

Il allait être là d'une minute à l'autre. Tom commença à faire les cent pas. Et si Bill ne le reconnaissait pas ? Et s'il s'était fait des idées sur ses retrouvailles avec son ami ? Et plein d'autres si, qui pourrait mettre Paris en bouteille.

En parlant de Paris, l'avion de Bill venait d'atterrir. Les passagers n'allaient plus tarder à remplir le lieu, c'était une grande source d'angoisse pour Tom que de ne pas pouvoir voir Bill débarquer. La foule qui venait d'arriver contournait Tom, le bousculait parfois mais il ne décrocha pas son regard de la porte. Il ne pouvait pas se permettre de louper son arrivée.

Soudain, son c½ur loupa un battement et reprit des pulsions plus rapides qu'auparavant. Il bénit le bruit qui couvrait les tintements dans sa cage thoracique. C'est naturellement qu'il avait reconnu la silhouette de Bill. Il avait beaucoup changé mais son charme restait le même, ses traits fins s'était affirmés avec les années : il avait clairement embellis, encore plus qu'il ne l'était à son départ.

Le brun tournait son visage dans tous les sens, Tom attendait que ses yeux se posent sur lui. La connexion entre leurs pupilles se fit, Tom ne bougeait plus, il était comme paralysé. Il ne savait fichtrement pas comment il devait réagir. C'était le genre d'homme à se poser bien trop de questions.

Bill sourit, avec assurance. Il traîna sa valise sur le sol et marcha vers Tom, immobile.

« Bonjour, » souffla-t-il avec un accent français, lorsqu'il arriva à une distance raisonnable de Tom. Il lâcha sa valise et attendit un peu.

Tom le détaillait sans gêne, remarquant chaque changement. Bill attendit patiemment, ne se sentant aucunement gêné (il fallait avouer qu'il avait l'habitude qu'on l'épie ainsi, surtout avec son métier de mannequin). Quand il arriva à ses yeux il remarqua que Bill riait, il secoua sa tête, rougissant.

« Salut Bill. » Fallait-il qu'il le prenne dans ses bras ? Il n'eut pas le temps de s'interroger assez longuement que Bill l'attrapa et le fit lui-même.

« Qu'attendais-tu pour le faire ? » murmura Bill dans l'oreille du tressé, comme s'ils étaient seuls. Il passa ses mains sur les petites tresses africaines de Tom et se recula. « Qu'as-tu fais de tes précieuses dreads ? »

Tom tira sur ses cheveux. « Oh, je n'avais pas le courage de m'en occuper... » Il baissa les yeux et sourit. Il se sentait si petit devant ce nouveau Bill. Mais surtout nul d'avoir l'impression qu'il avait loupé sa vie ainsi, tandis que son ami avait si bien réussi, seul.

« Elles étaient si belle pourtant. »

Bill se rappelait du temps qu'il prenait à s'occuper des dreadlocks de Tom. Il adorait le faire et Tom ne s'en plaignait pas, peut être les avait-il coupé lorsqu'il était parti. Connaissant Tom, c'était sans doute le cas.

« On y va ? » Tom coupa court à cette conversation qui pourrait être embarrassante. Il agrippa la valise de Bill et la souleva. « Tu y as mis quoi ? Un éléphant ? » S'étonna Tom, tanguant avec le lourd bagage.

Bill rit. « Juste quelques fringues. »

« Ta penderie entière tu veux dire ! »

Tom traîna la valise et ils sortirent du grand aéroport. Ils marchèrent silencieusement vers la grosse voiture de Tom, elle était sans doute la chose dont il était la plus fière.

Il referma la coffre et grimpa dans son Audi. « Chouette voiture, » lança Bill qui attacha sa ceinture de sécurité.

« Merci, » sourit Tom. Il alluma l'autoradio et démarra le gros 4x4.

« Par contre ta musique est toujours aussi nul ! »

« Mais n'importe quoi ! » s'offusqua le tressé.

Ils se lancèrent dans un débat sur la musique pendant tout le trajet, ou presque. Bill parlait de sa vie à Paris, à quel point il s'y sentait bien. Ce qui serra le c½ur de Tom. Il en conclut hâtivement que Bill n'avait plus besoin de lui. Cependant, il s'était juré d'en profiter, le temps que Bill soit là, à New York. Soudain, il se demandait même pourquoi Bill était rentré aujourd'hui spécialement et n'avait pas plutôt prévenu sa famille mais lui.

Il sembla clair pour Tom que ce n'était pas normal.


**


Tom poussa la porte de son pavillon. Il avait assez d'argent pour vivre à Richmond, mais il n'était pas fier de son parcours. Il avait choisis la facilité, et celle-ci ne lui plaisait pas forcément mais il faisait avec, sans se plaindre.

« T'as une jolie baraque quand même, » dit Bill, regardant partout.

« Je préférerais peut être vivre dans le Bronx, je n'sais pas. » Il accrocha ses clés sur le porte-clés et conduit Bill dans la cuisine où il lui proposa quelque chose à boire.

Il lui servit une citronnade fraîchement préparée et il discutèrent de tout et n'importe quoi. Tom appréciait ce moment passé avec celui qu'il considérait toujours comme son meilleur ami. Il ne savait pas ce qu'il en était de son côté, et ça le perturbait un peu.

De stresse, il but son grand verre de boisson fraîche d'une traite. « Tu veux voir ta chambre ? »

Bill parut surpris de l'agitation soudaine de Tom, mais ne s'en formalisa pas, acceptant de le suivre. « Tu as une salle de bain à toi aussi, » ajouta Tom.

Ils grimpèrent les marches de bois, leurs chaussures faisaient du bruit sur le parquet de l'étage ce qui résonnait. Tom alla vers la droite et ouvrit une porte au bout du couloir.

« Jolie chambre. »

« Je te laisse t'installer, » Tom referma la porte et passa dans la sienne.

Il s'assit sur le lit, reposant sa tête entre ses mains. Il souffla bruyamment. Qu'allait-il faire ? Son estomac se tordait chaque fois que Bill faisait allusion à sa nouvelle vie, chaque fois qu'il disait à quel point Paris différait de la Grosse Pomme. Ils s'étaient fait de nouveaux amis, avait reconstruit sa vie, laissant Tom sur le bord de la route, toujours au même point.

Il souffla encore, retira ses habits et en enfila de plus confortable avant de s'allonger sur le lit, un bras replié derrière sa tête.

Lui qui pensait sérieusement que Bill allait refermer sa blessure, il ne faisait qu'approfondir la plaie. Mais ça ne faisait que quelques heures qu'ils s'étaient retrouver. Il fallait laisser un peu plus de temps.


**


« Est-ce que tu aimes chinois ? » demanda Tom. Il savait que Bill adorait ça auparavant, alors il s'était dit qu'il allait commander chez ce traiteur qui faisait la meilleure nourriture chinoise du coin. Il referma la porte d'entrée du pied, laissant le livreur partir.

« J'adore ça ! A Paris j'en mange assez souvent, mais rien ne vaut ceux d'ici, » dit-il nostalgiquement, comme si la nourriture était tout ce qui lui manquait de cette ville.

Tom lui sourit, et ils s'installèrent sur la table basse du salon. L'écran plasma sur le mur passait un film d'action trop bruyant. Tom préférait ainsi que d'entendre le silence qu'il pourrait y avoir entre les deux hommes.

Cependant, la nature de Bill reprit le dessus, c'était un vrai moulin à parole. « Raconte-moi un peu ta vie Tom. » Il avala une bouchée de nouille. « Apparemment tu as bien réussi, vue ta baraque et ta voiture. »

« Je travaille juste pour mon père. »

Bill fronça les sourcils, perplexe. « Tu m'avais pourtant toujours affirmé que... »

« Et bien les temps ont changé, » coupa Tom. Il débarrassa ses boîtes de carton et mit les restes au frigo. S'ils commençaient à parler de la vie professionnelle de Tom, ce dernier n'était vraiment pas barré. Il s'adossa contre le comptoir, et baissa la tête en soufflant, comme s'il essayer de se donner du courage ou bonne conscience.

Bill arriva à pas feutré dans la grande cuisine. « Est-ce que j'ai dis quelque chose qu'il ne fallait pas ? »

« Non, non. C'est juste moi, » sourit Tom. « Est-ce que tu veux faire quelque chose ce soir ? » Il essayait de se donner une allure assurée.

« J'ai quelques petites choses à faire demain, je n'voudrai pas aller au lit tard. Tu comprends ? »

Des petites choses à faire. Cela raisonnait dans la boîte crânienne de Tom, alors c'était vrai, il n'était pas venu juste parce qu'il lui manquait comme Bill avait laissé entendre à Tom. « Une autre fois j'imagine. » Tom tapa amicalement l'épaule de Bill, souriant toujours. Même si au fond, il est littéralement déçu.

« Désolé Tom. » C'était au tour de Bill de se sentir mal. Une gêne s'était installé dans son estomac et lui coupa l'appétit.

« Ce n'est pas grave. » Le tressé souriait toujours, ce qui paraissait de plus en plus faux aux yeux de Bill. Il nota. « Je vais aller prendre une douche puis m'allonger. Je travaille tôt demain. »

Bill tilta, Tom tentait de se rapprocher de lui en proposant des sorties, sachant pertinemment qu'il serait fatigué demain, mais il semblait s'en ficher s'il passait du temps avec lui. Une pointe de culpabilité naquit, soudain il se dit que ce n'était pas la meilleure décision qu'il avait prise.

« Surtout fais comme chez toi Bill, ne te gênes pas. Tu peux te servir dans le frigo, si tu veux de la bière il y en a dans le réfrigérateur du sellier. » Il tourna les talons, se dirigeant rapidement vers l'escalier. Sa main moite ne glissait pas très bien sur la rampe.

Tom se trouvait juste pathétique à souhait face à Bill. Il n'avait vraiment plus dix-huit ans. Cinq and était passé, ils avaient évolué, du moins Bill oui. A vingt-trois ans Tom se sentait toujours aussi déboussolé par le départ de son ami. Il était resté celui qui avait besoin de lui pour avancer, néanmoins, il était net que Bill ne comptait plus beaucoup sur Tom et s'était certainement définitivement délié de lui.

L'eau brûlante coulait enfin sur le corps de Tom. Il était tellement plongé dans ses pensées piteuses qu'il ne s'en était presque pas rendu compte d'être déjà nu et dans la cabine de douche.

Pour les deux hommes, il était certain que ceci ne pouvait durer ainsi. Pour des raisons peut être différentes.


**


Une semaine s'était écoulé, Tom s'accommodait de la présence de Bill chez lui, se surprenant même à sentir son parfum sucré dans certaines pièces principales. Il s'était aussi habitué à ses refus répétitifs, mais le tressé persistait toujours, sans grand résultat.

Il soupira, ce soir il abandonnerait de demander à Bill de sortir.

Il passa sa main sur son visage, frottant ses yeux. Il était affalé sur le canapé du salon. Il venait de rentrer du travail et était épuisé après cette longue semaine. Il était certain que Tom profiterait de ce week-end pour bien se reposer.

Ses yeux se fermèrent, ils lui piquaient de fatigue, puis finalement il s'assoupit.


Lorsque Bill rentra, des paquets aux effigies d'un bon nombre de grandes marques, il surprit Tom, dormant dans le sofa. Il posa ses paquets sur le sol et s'approcha de Tom. Il sourit, et passa le bout de ses doigts sur la joue. Il trouvait qu'il avait toujours ce même visage angélique, malgré ses traits un peu plus tirés qu'auparavant. Il déposa un baisé sur le front de Tom et le couvrit d'un plaid.

Ce soir, c'est lui qui ferait à manger, même si ça n'allait pas être du grand luxe.

Après s'être changé, il s'attaqua au repas. Il fouillait un peu partout cherchant les ustensiles nécessaires. Il s'attelait à sa tâche avec minutie, de façon à ce que ce soit le meilleur possible. Bill était si concentré qu'il n'entendit pas que Tom s'était enfin réveillé après une petite heure de repos.

« Tu n'étais pas obligé. » La voix de Tom s'éleva dans la cuisine et fit sursauter Bill, qui lâcha le verre qu'il avait en main. C'est dans un bruit strident que le verre se brisa en des centaines de petits morceaux tranchant.

Bill mit sa main devant la bouche, surpris et désolé. « Je vais nettoyer, » dit-il, s'apprêtant à aller chercher un balais.

Tom lui attrapa le bras et sentit Bill frissonner. « Laisse, je vais le faire, t'en fais pas. » Tom lui sourit.

Pendant sa recherche au balai, le tressé se disait qu'il se comportait avec Bill comme si c'était un inconnu, il se remettait souvent en question en ce qui concernait ses rapports avec son ami. Il n'aimait simplement pas le fait d'être ignoré de la sorte par Bill qui voguait un peu partout dans New York, l'air de rien.

Il retourna dans la cuisine et nettoya le sol, quelque peu perdu dans ses pensées tandis que Bill finissait le repas.

« Ce sera près dans quelques minutes, va te changer si tu le souhaites. »

Tom hocha la tête, se débarrassant de son balai avant de suivre les recommandations de Bill. Ce dernier s'était, comme qui dirait, préparé psychologiquement à parler avec Tom à c½ur ouvert ce soir. Le dialogue allait à priori être difficile, mais il sentait qu'il fallait passer par là.

Tous les deux attendaient des réponses.


Bill apporta les plats sur la table de la salle à manger, l'ambiance était pour le moment légère. Tom avait revêtu un de ses marcels et un pantalon en coton noir. Il attendait patiemment que Bill serve.

« Ça sent vraiment bon ! » Tom se pencha par-dessus la casserole et sentit l'odeur qui s'en échapper. Son ventre gargouilla.

« Si c'est aussi bon que ça le sent, ce serait vraiment top, » renchérit Bill. Il n'avais jamais été convaincu de ses talents culinaires.

« Peu importe, » Tom frotta sa main sur son ventre plat. « Je mangerai n'importe quoi tellement j'ai faim ! »

Bill rit un peu. « Tu n'es qu'un morfale ! Et ça n'se voit même pas. »

Ils s'installèrent enfin, et Tom goûta enfin le repas de Bill, soulignant bien que c'était excellent. Et ça l'était réellement. Ils continuaient de manger en parlant de tout et de rien, Bill alla même chercher une bouteille de vin rouge venu tout droit de France – tout comme la recette de son dîner.

« Tu t'es carrément Franciser ! » Remarqua Tom, mordant dans un boit de pain.

« J'ai eu du mal à m'habituer, mais maintenant ça va. Tout vas très bien, » assura-t-il.

Tom avala sa bouchée, il était temps. « J'ai eu du mal aussi, » dit-il faiblement. Il regardait Bill droit dans les yeux lorsqu'il avait prononcé ces mots, et maintenant celui-ci évitait son regard.

« C'est le moment d'en parler, non ? » Il but un peu de son vin rouge, léchant une petite goutte au coin de ses lèvres. Tom hocha la tête.

« Pourquoi es-tu parti ? » Cette question tournait en boucle dans l'esprit de Tom depuis cinq longues années. Il se disait même que c'était de sa faute, qu'il avait fait quelque chose de mal.

Bill s'éclaircit la gorge. « J'en avais besoin. J'ai pas réfléchis et je suis parti. Je pense que c'est en partie à cause de notre relation, puis avec le décès de ma grand-mère, ma mère devenait de plus en plus insupportable. Il fallait que je m'éloigne de tous ça. »

« Qu'est-ce que je t'ai fais ? » demanda Tom, plaintivement, avec cet air coupable sur le visage.

L'androgyne s'en voulut maintenant. Jamais il n'aurait penser que Tom se sentir coupable, il s'était simplement préparé à l'idée qu'il allait lui en vouloir à mort. « Oh Tom, » souffla Bill. Il baissa la tête et la secoua. « C'est ma faute, pas la tienne. C'est moi qui est décidé de t'abandonner pourtant. » Il releva les yeux vers Tom, peu convaincu.

« Je n'ai jamais compris pourquoi alors. »

Bill souffla, il se leva de sa chaise et s'assit sur l'une à côté de Tom. Ils se faisaient face. « J'avais peur. »

« De quoi ? »

« D'être trop dépendant de toi Tom, » avoua Bill. « Je ne voyais que par toi et ça me faisait peur, il fallait que je prenne mes distances. »

Tom acquiesça. « Et maintenant, c'est comment ta vie sans moi ? »

Plus un point pour Tom. Il avait réussi à toucher en pleine face le c½ur de Bill de part son franc parler et son ton sec. « C'est pas si facile que tu le crois. »

« Je pense juste que tu n'as plus besoin de moi, » ajouta Tom, son estomac se tordit. Il espérait vivement que Bill le contredise. Le silence de son homologue lui serra un peu plus le c½ur. « Je vais débarrasser la table. »

Il fuyait, Tom était comme ça, il fuyait lorsqu'il se sentait trop touché par une situation. Alors, il s'occupait l'esprit, c'est-à-dire enlever les couverts, cette fois-ci. Il ramena la dernière assiette dans la cuisine et balança une fourchette dans l'évier. « Bordel ! »

Cette situation était atroce pour lui. Étrangement, il se sentait encore plus coupable, mais d'une toute autre chose : celle de ne voir, aujourd'hui encore, que par Bill. Tom se l'était avouer il y a trois ans, Bill était simplement sa vie, rien de plus. Il était un peu son pilier, mais celui-ci s'était écroulé, Tom brisé sous ses débris

Tom frappa le mur de la cuisine et c'est rapidement qu'il retrouva sa chambre.


Bill était resté penaud, affaissé sur sa chaise. Il était resté figé, et une unique larme roula sur sa joue. Cinq ans plus tard il se rendait compte qu'il avait fait souffrir son meilleur ami, plus que de raison. Pourtant il l'aimait tellement, plus que de raison aussi.

Automatiquement, il se leva. Quelques secondes plus tard, il se retrouvait là, face à la porte blanche de la chambre de Tom. Il leva sa main, prêt à frapper. Il inspira longuement, effaça les petites traces de maquillage, et toqua enfin.

Il poussa la porte, Tom était assis sur son lit, il semblait attendre Bill.

« Je savais que tu viendrais, » soupira Tom.

Bill baissa la tête et s'installa face à Tom. « Excuse-moi Tomi. »

« Pourquoi tu pleures Bill ? »

Les doigts de Tom passèrent sous les yeux débordant de Bill. « Parce que je t'ai finalement perdu avec ces conneries. »

Tom frissonna, et oublia qu'il était énervé contre Bill. « Peut être que non. »

Bill releva la tête, Tom lui souriait gentiment. Soudain, le frêle corps du brun était étalé sur celui de Tom. « Tu m'as manqué Tomi, » murmura Bill dans l'oreille de Tom, tandis qu'ils s'installaient sur leurs flancs.

Le tressé caressa la joue de Bill. « Toi aussi Bill, toi aussi, » dit-il se perdant dans les yeux de l'androgyne.

Ils passèrent la nuit à parler, s'expliquer, mais surtout à tenter de se retrouver un peu. Certes, rien ne serait plus comme avant, mais rien ne pouvait être pire que leurs retrouvailles presque loupées. Cependant, tout pouvait encore se rattraper.

Bill s'endormit le premier, la tête enfouit dans le cou de Tom, lover contre son corps. Tom sourit en voyant que Bill n'avait pas perdu cette habitude.



_______ Partie II.



« Quand vas-tu me retirer ce fichu bandeau ? » se plaignait Tom, tapotant des pieds sur le sol. Le tressé n'aimait pas les surprises.

« Cesse un peu de te plaindre, » répondit Bill, guidant Tom par les épaules. Il le fit grimper dans un ascenseur, Tom se tenait au bras de Bill, ne sachant pourquoi celui-ci lui faisait faire tout ça.

La machine s'arrêta et Bill les fit sortir de ce petit endroit métallisé. « Est-ce que tu vas me faire marcher encore longtemps ? »

Bill marmonna des petits jurons dans sa barbe, il avait oublié à quel point Tom ne supportait pas les surprises, quelles qu'elles soient. « Encore quelques secondes. » Bill accéléra un peu l'allure et s'arrêta brusquement. « Nous y voilà. » Il sortir une clé, et ouvrit la porte aussi lourde qu'une porte blindée.

L'androgyne poussa son ami par l'embrassure et referma la porte derrière lui. Bill était assez fière de sa trouvaille et de sa nouvelle.

« Retire-le, » souffla Bill dans l'oreille de Tom, tandis que ses mains prenaient place sur les fines hanches de l'homme au look de rappeur étonnant.

Tom s'exécuta presque immédiatement et resta perplexe. « C'est ... cool ? » Bill souffla et sourit. « Pourquoi est-ce que tu m'emmènes visiter un appartement ? »

« Mon appartement tu veux dire ? » s'amusa Bill. « Du moins si on peut appeler ça un appartement. C'est pratiquement aussi grand que ta maison Tomi, » s'extasia Bill, avançant dans l'immense appartement New Yorkais. C'était lumineux et spacieux, des escaliers en verre opaques menés à un étage. Bill était littéralement tombé amoureux de cet endroit, et ça tombait bien.

« Tu ne retournes plus à Paris ? » s'étonna Tom, une lueur d'espoir sur son visage.

« Si bien sur. »

Tom fronça les sourcils. « Pourquoi ceci alors ? » Il leva une main, désignant tout l'endroit.

« C'est ici que je compte vivre à présent, » il s'avança vers Tom. Ils étaient au milieu du futur salon, avec cheminée. « J'aime la France, mais tu ne crois pas que j'ai gaspillé assez de temps loin de toi ? »

Tom en aurait presque rougit, mais se contenta de sourire à Bill.

« Alors, c'est ça que tu faisais toutes ces journées ? » réagit Tom. Bill hocha la tête.

Ils se serrèrent dans les bras, ils avaient fini par retrouver une partie de leur complicité et en étaient vraiment ravis. Tom humait discrètement le doux parfum de bill, il se demandait quand est-ce qu'il pourrait avoir le cran de lui avouer ce qu'il éprouver. Il avait peur que ça ne soit jamais...


**


Un mois plus tard ...

« Alors je lui ai dit d'aller se faire foutre, et que je gardais la maison, » finit Tom, avalant une bouchée de ses spaghettis à la bolognaise.

Bill toussa, évitant de s'étouffer et essuya sa bouche entourée de sauce tomate. « Tu as vraiment dis ça à ton propre père ? »

Tom haussa les épaules, et balança une de ses jambes sous la table. « Bien sûr. »

« Et que vas-tu faire maintenant ? » demanda Bill.

« Je trouverais un autre emploi. C'est le moment de mettre en pratique ce que j'ai appris au cours de mes études, non ? »

Bill secoua la tête. « C'est certain. » Il tourna sa fourchette dans son assiette puis y enroula ses spaghettis autour. « Peut être que je peux t'aider à trouver une place là où je travaille... » Proposa Bill.

« Si tu le veux, » sourit poliment Tom. « Et donc, j'ai démissionné. »

« Je n'y crois toujours pas Tom... »


**


Bill déposa un dernier carton sur la table basse de son salon. « Moi qui croyait en avoir finit avec les déménagement ! »

Le tressé arriva à sa suite. « Dis tout de suite que tu n'es pas content que je vienne vivre chez toi ! »

Le grand brun ricana un peu. Au fond, il était ravi que le père de Tom l'ait virer de sa belle maison. C'était sans doute assez méchant et égoïste de dire ça, mais il aimait le faite que Tom vive avec lui, et ce pour un temps indéterminé.

« Ne t'en fais pas, dès que je trouve un loft, j'te laisse tranquille, » dit Tom, frappant la fesse de Bill et disparaissant rapidement dans la cuisine.

« Le plus vite sera le mieux, » cria Bill à travers l'appartement. Les deux rirent, ils savaient qu'ils allaient bien s'amuser en collocation.

Bill s'amusa à déballer les vieilles affaires de Tom. Il y avait sa vielle casquette rouge délavée de base-ball qu'il portait souvent au lycée, Bill sourit lorsqu'il imagina encore la démarche peu élégante et assez racaille de Tom à cette époque. Celui-ci avait bien changé. Il déposa la casquette sur la table et s'agenouilla. Il attrapa un cadre. Dedans il y avait une photo de tous les deux, lorsqu'ils n'avaient que treize ans, ils souriaient de toutes leur dent. Bill sourit en observant cette photo.

« Mes dreads étaient si courtes, » fit observer Tom, qui arriva à côté de Bill et s'assit en lotus à ses côtés, un grand verre de lait chocolaté froid à la main.

« Je les adorais. » Bill fixait toujours la photo.

« Moi aussi, » avoua Tom. Bill leva les yeux et les plongea dans ceux de Tom. A cet instant, les deux jeunes hommes se perdirent dans les pupilles de l'autre. Ils semblaient chacun déceler ce qu'il tenter de cacher pour l'autre, en d'autre mot de l'amour peut être ? Ils frissonnèrent et Tom rompit vite le contacte avant de n'être mal à l'aise. « Tu te souviens de ce jour ? »

Bill ria. « Et comment l'oublier ? »

« Le jour où j'ai eu cette fille populaire, Chelsea ! » Tom se remémora ce qu'il avait du faire pour l'avoir.

« Au final elle n'était pas si belle, » se renfrogna Bill.

Tom posa son verre de lait et attira Bill vers lui, le faisant carrément tomber sur lui. Il lui ébouriffa énergiquement les cheveux et ria. « T'es jaloux Billou ? »

« Peut être bien, » répondit-il.

« Mais je suis sûr qu'à paris tu as pu avoir pleins de bonnes nanas, pas vrai ? »

Bill se redressa, accrochant ses mains sur le bas du t-shirt de Tom. « Peut être que c'est d'elle dont je suis jalouse. »

Tom se calma. « Pourquoi le serais-tu ? »

« Car elle a eut mon meilleur ami, avant moi. »

Le tressé fronça les sourcils et agrippa les bras de Bill. « Que veux-tu dire ? »

« Ne sois pas stupide Tomi. » Bill approcha son visage de celui de Tom, très dangereusement. « Tu sais très bien que je t'aime... » Ses lèvres n'étaient à présent qu'à quelques millimètres de celles de Tom. Bill s'approcha encore, et au dernier moment dévia sur la joue de Tom. Il se releva rapidement et son petit rire s'éleva, cependant Tom entendit qu'il était gêné, mais ne lui fit pas remarquer.

Tom secoua la tête. « Tu es dingue Bill. » Il laissa l'androgyne repartir et finit de déballer seul ses affaires.


**


Il faisait nuit, un orage de chaleur faisait rage à l'extérieur et Bill se retournait dans tous les sens, hésitant à rejoindre Tom vu ce qu'il s'était passé il y a quelques heures. Il se cachait sous la couette et enfonçait son oreiller sur son visage puérilement, croyant que cela couvrirait les bruits forts du tonnerre.

Il sursauta lorsqu'un éclair illumina sa chambre de nouveau. Il n'en pouvait plus d'avoir peur. Il bondit de son lit rond avec sa couette sur la tête et courut vers la chambre de Tom avant que le tonnerre ne raisonne.

Lorsqu'il entra dans la chambre de Tom, le tonnerre gronda et il sauta littéralement sur Tom, qui dormait confortablement, nullement gêné par la nature qui se déchaînait à l'extérieur.

« Tomi ! » Il secoua Tom qui était pourtant bien réveillé et un peu grognon.

« Qu'y a-t-il ? »

« C'est l'orage. » Bill avait une voix rauque à l'intonation enfantine.

« Petit enfant. » Tom se décala et laissa Bill s'installer, abandonnant sa couette sur le parquet. Le tressé referma les yeux et ne tarda pas à se rendormir, ce qui mit Bill mal à l'aise et toujours effrayé.

« Tom, ne dors pas, » supplia Bill. Ledit Tom tourna simplement le dos à Bill et grogna. « J'ai peur Tomi... » Insista Bill.

« Est-ce que tu vas me laisser dormir ? » Tom se mit à plat ventre et tourna la tête vers Bill.

« Désolé, » marmotta Bill, baissant ses yeux devenant brillant de peur, autant par l'orage que par Tom qui commençait à serrer les points. Bill tiqua, il se rappelait que Tom ne supportait pas d'être réveiller en pleine nuit. « Dors petit Tom... »

« Que se passe-t-il Bill ? » Tom frotta ses yeux, et changea de position.

« L'orage. »

Tom fronça les sourcils sévèrement. « Ce n'est pas que ça, n'est-ce pas ? »

« Tu as raison, on en reparlera demain. »

« Maintenant que tu m'as réveillé, parle, » répliqua sèchement Tom. Il ne s'était tout de même pas réveillé pour rien.

« Ce n'est pas important, » hésita Bill, sachant pertinemment qu'il mettrait Tom en colère. Un nouvel éclair éclaircit la chambre, Bill put apercevoir le regard noir de Tom.

Tom s'approcha brusquement de Bill et ses lèvres cognèrent celle de son homologue. Il exerça une douce pression sur les lèvres entre-ouverte de surprise de Bill, il les emprisonnait puis les relâchait, passant le bout de sa langue sur la lèvre inférieure de Bill. « Est-ce que c'est ça que tu veux me dire Bill ? »

Bill hocha la tête et attira Tom de nouveau vers lui. Leurs lèvres s'emboîtaient parfaitement. Leurs langues se lapaient tendrement, passionnément. Ils goûtaient au baisé de l'autre, celui qu'ils attendaient depuis des semaines, autant l'un que l'autre. Bill soupira dans la bouche de Tom et sourit.

Ils se séparèrent. Tom caressa furtivement la joue de Bill et se rallongea à ses côtés, l'attirant vers lui. « Dormons maintenant, » dit-il.


**


Lorsque Tom se réveilla, le soleil était à peine levé, il avait peu mais bien dormi. Peut être le délicieux corps de Bill contre le sien l'avait aidé. Il grogna et se leva paresseusement. Il avait l'envie de manger de bon pancakes avec des crêpes et du café.

Ses doigts de pieds s'agitaient d'envie dans ses pantoufles moelleuses. Il s'assura de faire le moins de bruit possible et gagna la cuisine, fermant la porte battante derrière lui. Il s'affaira rapidement et cuisina comme il le fallait la pâte pour les crêpes ainsi que ces pancakes qu'ils désiraient tant.

Tom était un vrai glouton, tellement qu'il savait qu'il était en train de cuire bien trop de ce bon petit déjeuner. Mais il n'en tenait pas compte, son ventre gargouilla joyeusement.

« Bonjour, » dit faiblement Bill derrière lui.

Le tressé, bien content ce matin, le retourna vivement, presque dansant et sourit à Bill. Il l'attrapa par les haches et le fit tourner, faisant décoller ses pieds du sol. Bill soupira devant la réaction puérile de son ami.

« Est-ce que tu peux me reposer sur la terre ferme ? » Lorsque ses pieds touchèrent le carrelage froid, il se maudit d'avoir dit cela. Il frissonna.

« J'espère que tu as faim, » Il attrapa le gros plat, plein de nourriture et le déposa juste sous le nez de Bill, les yeux brillant. Il tendit la main pour attraper un de ces succulent pancake mais il reçut une tape de la part de Tom. « On ne touche pas ! »

« Alors ne le mets pas devant moi, » répliqua Bill. Il dégagea la main de Tom et s'empara rapidement du petit et épais pancake. Il lui fallut vraiment peu de temps pour l'engloutir entièrement.

Tom s'installa face à lui. Il avait cet air sur son visage qui voulait tout dire. Entre autre qu'il fallait qu'il parle à Bill. Sérieusement, mais gentiment. « Est-ce que tu es à moi dorénavant ? »

« Tu es direct dans ton genre, » Bill se tortilla sur sa chaise. Il lécha son index sucré. « Peut être que si tu le veux... »

« Tu es idiot ou est-ce que tu le fais exprès ? » Il secoua la tête, une main sur son front.

« J'te taquine, bêta ! » Bill se leva et se laissa tomber sur Tom, le câlinant tel un doudou géant. Il déposa furtivement ses lèvres dans son cou. « Tu sais bien que je t'ai toujours aimé Tomi. »

« Non, je n'sais pas. »

Bill embrassa la mâchoire de Tom, puis le bout de son petit nez. « Alors j'ai toute une vie pour te le montrer. »

Le ventre de Tom se tortilla si délicieusement, il sourit comme un abruti. « Est-ce que tu m'embrasses ? »

« A vos ordres. » Bill posa ses lèvres sur celles humide de Tom. Il adorait ça, et encore plus lorsque la langue de Tom caressa le contour de ses lèvres. Bill lapa et taquina Tom de sa langue. Ce dernier se demandait comment il avait pu faire à vivre sans ces baisers, et encore plus, il ne savait pas le moins de monde comment il avait fait à résister à Bill pendant près d'un mois. Les cils de Bill s'agitaient contre la joue de Tom. Ils profitaient de ce baiser, même s'il était sûr que ce ne serait pas le dernier.

Bill prit l'initiative de les séparer. « Si tu m'obéis toujours comme ça, j'adopte ! » s'exclama Tom, replaçant une mèche de cheveux de Bill qui était en l'air.

« Rêve Tomi, » répondit Bill. Il claqua un petit bisou sur l'arrête du nez de Tom et se leva.

Tom le suivit presque pathétiquement à travers le salon, puis dans les escaliers. « Mais tu n'peux pas me désobéir. »

Bill se stoppa au milieu des escaliers et se retourna vers Tom, il était bien supérieur ainsi. Il pointa un doigt vers le tressé. « Tu n'es pas mon maître. » Il agitait son index sous le nez de Tom.

« Très bien, tu veux parier ? » Tom redescendit les marches et fouilla dans une des poches d'une veste de Bill, sortant une pièce de monnaie. Il grimpa les escaliers et se mit à la hauteur de Bill. « Pile ou face ? »

« C'est quoi l'arnaque ? » Bill croisa les bras.

Tom secoua les sourcils et sourit. « Maître ou esclave. » Il tournoya la pièce entre ses doigts agiles. « Pile ou face ? »

« Je ne joue pas à ça Tomi. » Il finit de monter les marches et tourna vers sa chambre, ayant en perspective de gagner la salle de bain pour une bonne douche.

Tom passa devant lui, barrant le chemin de sa chambre. Il balança la pièce sous le nez de Bill. « Pile ou face ? » redemanda-t-il avec son air joueur.

Bill se mordit la lèvre, c'est vrai que c'était assez tentant. « Pile. »

Tom envoya la pièce en l'air, elle retomba directement dans sa main et il claqua son autre main dessus, avant que Bill ne puisse voir. Il retourna les mains et dévoila la pièce. « Pile. » Il regarda Bill droit dans les yeux. « Maître ou esclave ? » Il laissa tomber la pièce sur le plancher, s'approchant de Bill. Son souffle se baladait sur la joue de Bill.

Après un petit instant à admirer le visage de Tom, Bill répondit. « Esclave. » Il s'empara des lèvres de Tom, et claqua la porte de la chambre derrière eux.


**


« Crois-tu que tu pourrais être toujours esclave ? » sourit Tom, se caressant le torse et s'étirant au beau milieu de la salle de bain.

Bill était enfouit dans un immense nuage de buée dans la cabine de douche. « Arrête tes bêtises Tom et viens prendre une douche avec moi. » Il ouvrit un peu la porte de la grande douche aux jets multiples.

« Parfait. » Tom vira son sous vêtement.

Il ferma la porte de la douche et se sentit presque étouffée par tant de chaleur. Il voyait à peine le corps parfait de Bill à travers ces particules d'eau en suspension. Il agrippa sa main et se colla à Bill. Il était légèrement plus petit que lui, et il aimait ça.

Bill lui caressa les cheveux. « Est-ce que tu ne veux pas te refaire tes dreads ? »

Tom releva brusquement la tête. « Tu le veux ? » Bill hocha la tête tout sourire. « je ne veux pas me refaire des tresses plus tard, compris ? »

Bill hocha de nouveau la tête. « J'en reprendrais soin, comme avant. »

« Non pas comme avant, » répondit Tom. « Mieux qu'avant. »

Ses lèvres frôlèrent celles de Bill, il exerça une douce pression. Il avait déjà une obsession pour celles-ci ; douces et pulpeuses.




Fin.


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Comments :

  • Visiteur

    08/07/2012

    Si chou

  • Tomi-Popular

    28/12/2010

    Franchement rien à dire quoi ! Très jolie histoire. J'étais toute heureuse hier après avoir lu ça en me couchant. (Oui car j'ai tout lu hier, et je me suis dis que ce serait quand même cool que je laisse ma trace.)

  • OS-by-Pops

    02/06/2010

    J'ai beaucoup aimé ce TS! L'idée est super. Même si elle mériterait parfois d'être un peu plus développée. La vie de Bill à Paris, La relation de Tom avec son père, son éventuel nouveau boulot.
    Mais c'est un TS, donc il faut faire des concessions, c'est normal. Et le fait que se soit principalement basé sur les sentiments et l'évolution de la relation Bill/Tom me plait assez bien.

    Et sinon, seul véritable bémol, les fautes. C'est pas des fautes d'orthographes, non, de ce côté là, aucun problèmes, juste des fautes inattention, des mots qui manquent, des choses du genre. C'est pas grave, mais ça peut parfois être gênant. J'te blâme pas, quand j'écris, je suis pareille, surtout quand j'écris à une heure aussi avancée de la nuit, faudrait juste faire relire tes écrits par quelqu'un d'autre. En relisant sois-même ses écrits, on voit pas nécessairement toutes les fautes...

    Surtout ne prend pas mal ce commentaire ^o^

    Xoxo.

    Pops.

  • meilleursennemisth

    07/05/2010

    Magnifique !!! Juste magnifique
    J'aime bien l'image du doudou géant
    lol

    XD

  • Immortelle-bill-tom

    25/01/2010

    j'ai bien aimé cette Os ci aussi. C'était mignon
    bizou

  • Best-Drarry

    11/01/2010

    Le thème est classique mais ton OS n'en est pas moins beau. En fait c'est assez étrange parce qu'on ne sait rien et pourtant, au final, on sait tout. Je sais pas si une phrase pareille est très explicite mais c'est le sentiment que j'ai ^_^

  • indifference-yaoi

    29/12/2009

    Le jeu de la pièce pile ou face lol
    ça Finit bien :) Très belle leur histoire ^^

  • annuaire-pour-vos-fics

    24/11/2009

    Cet amour qui les a presque séparé, les a fait se retrouver pour n'être que plus fort!

    L'amitié aussi forte qu'elle était entre eux, devait finir par leur faire faire un faux pas. Faux pas qui c'est avéré être le paradoxysme pour eux 2 ;)

  • x-g3n3r4ti0n-x

    29/10/2009

    Hallo.
    J'ai enfin u lire entièrement cette histoire.
    Courte mais j'ai beaucoup apprècier.

    Bisous, à bientôt :)

  • nirvana-angelTH83

    24/10/2009

    Bah!
    il est super beau cet OS
    et tu m'a même pas prévenue, vilaine
    j'te boude na!

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