Colloque sentimentale - chapitre 3

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Je suis amoureux
Colloque sentimentale



Bill se demandait ce qu'il faisait. Il n'était plus très sûr d'avoir assez d'alcool dans le sang pour continuer, mais c'était agréable.

Il faisait sombre dans la pièce et Bill pouvait à peine voir la silhouette de Bushido sur lui. Ils étaient nus dans le lit et Bill se régalait des ondulations que provoquait Bushido sur son bassin. Des milliers de petits frissons apparaissaient sur sa peau.

L'alcool s'était dissipé depuis quelques minutes, il n'en restait que des traces.

« Je ne peux pas, » Bill posa sa main sur le torse de Bushido et s'écarta un peu de lui, roulant sur la côté. « Je ne suis pas une de ces putes que tu baises. Je ne veux pas être un nom en plus sur ta liste. »

« Tu aimes, » Bushido passa sa main sur l'aine de Bill et la pressa. Bill roucoula, roula sur le ventre jusqu'au bord du lit. « On n'est pas obliger de faire l'amour. »

« De baiser, ouais. »

« Je suis amoureux de toi Bill, » Bushido prenait un ton convaincant et Bill aurait aimé se laissé berner par ses paroles. Après tout, personne, même les plus malhonnêtes, ne lui avait jamais dit être amoureux de lui.

Il se retourna sur son flanc droit et se positionna face au séducteur qui avait réussi à le conduire jusque dans un lit. « Je voudrais te croire, juste pour cette nuit. »

Bushido s'approcha et colla son corps excité contre celui de Bill. « Fais-le alors, » il donna un petit coup de bassin, passant deux de ses doigts dans la raie des fesses de Bill.

« Mmh, » fit Bill fermant les yeux pour apprécier le touché. « Embrasse-moi. »

Bushido passa sa langue contre les lèvres de Bill et pressa sa main sur sa fesse. Bill gémit discrètement, plaçant sa main dans les cheveux courts de Bushido, les grattant de façon sexy. Ils se mangeaient des lèvres et Bill ouvrit les yeux et put voir l'ai concentré de Bushido, la semblance de tendresse qui émanait d'entre ses lèvres parvenant jusque sur son muscle humide.

Il n'en voulait pas plus. « Arrêtes-toi, » il retira le bout des doigts de Bushido d'entre ses fesses et se recula. « Je ne veux pas de ça en moi. Je ne veux rien, ok ? »

Bushido soupira mais se contenta d'acquiescer. Il avait déjà Bill nu presque contre lui, il goutait à sa langue, et pressait son sexe contre le sien. « Un jour ? »

« Peut être bien, » Bill sourit et s'approcha de nouveau du beau brun musclé face à lui. « Ou pas, » il entoura les hanches de Bushido de ses jambes et calla son nez dans son cou. Il était moite et un restant de parfum chatouillait les narines de Bill.

« Tu es mignon, » rit Bushido alors que Bill grogna. Il ne voulait pas être mignon, juste dormir.

**

Tom se gara devant la grande maison d'Andreas, le jardin était en pagaille. Il n'osait pas imaginer à quoi pouvait ressembler l'intérieur à l'accoutumé minutieusement bien rangé.

La porte était grande ouverte et il entra, jouant presque à saute mouton au dessus des corps, qui parfois se chevauchés, pour arriver à la cuisine. C'était une vraie décharge. Des cartons de pizzas, des bouteilles vides et quelques gobelets collants avec un restant de boisson à l'intérieur étaient éparpillés un peu partout dans la pièce. Tom fit une grimace, se demandant si au moins son petit frère avait dormit dans un endroit propre.

« Oh, salut Tom, » Andreas arrivait à la cuisine avec un immense sac poubelle noir et commença à amasser les détritus qui jonchaient un peu n'importe où.

« Salut Andy, » Tom prit un carton de pizza et l'ouvrit, celle-ci était encore entière, mais il ne se risqua pas en prendre une part. « Où est Bill ? Je devais venir le chercher ce matin. »

Andreas haussa les épaules et examina une bouteille qu'il n'avait jamais vue.

Tom pensait qu'il n'était pas encore tout à fait clean et sourit. « Bien, je vais aller le chercher à l'étage. Tu penses qu'il y est ? »

« ' Sais pas, » Andreas avait un gros mal de tête et se sentait encore étourdis de cette soirée. Il lâche son grand sac et se laissa tomber sur une chaise. « La dernière fois que je l'ai vu, il dansait avec une rousse. » Il se frotta le front et gémit. Une putain de migraine le prenait alors qu'il essayait de réfléchir un peu. « Ils sont montés et plus d'image de ton frère. »

Tom acquiesça. Bill devait surement avoir prit du bon temps, ce n'était pas si terrible. « Je vais te faire un café. »

Il prit une dosette et la plaça dans la machine à café. Un clic et c'était prêt. Il tendit la tasse fumante de café corsé à Andreas et le laissa seul dans la cuisine. Il fallait qu'il ramène son frère à la maison pour qu'il puisse finir cet exposé qui l'avait empêché de venir à cette fête.

Il ouvrit une porte, mauvaise porte. Il se fit renvoyer par deux amoureux en transes, ils prolongeaient certainement leur soirée. Une vision de ce genre lui suffisait.

Son portable en main, il composa le numéro de Bill.

« Allô ? » Il parlait au ralenti et sa voix était plus grave qu'à l'ordinaire. Tom l'imaginer sur le dos, se frotter les yeux.

« C'est Tom. »

« Oh, » fit Bill. Il bailla à travers le combiné. « Est-ce que tu viens ? »

« Je suis là. Où es-tu ? Je te cherche, » s'impatienta Tom faisant cogner son poing sur sa cuisse.

« J'arrive à la voiture, attends-moi, ok ? »

« Dépêche-toi, j'ai des choses à faire, » il raccrocha et fit demi-tour. Il salua Andreas et s'installa dans sa voiture. La musique de la radio était vraiment nulle.



« Putain de Bushido, » marmonna Bill. Il essayait de repousser le corps endormi qui était sur lui pour pouvoir se revêtir et rejoindre Tom. « Bushido, » il le roula jusqu'à ce qu'il tombe au sol et se réveille enfin.

« Quoi ? » Il secouait la tête dans tous les sens, les yeux encore tout endormis. Bill le trouvait mignon, vraiment.

Il repensa à ce qu'il s'était passé la nuit passée. Non, ne pas y penser lorsque Bushido était là. « Je m'en vais. »

Bill sortit du lit avec le drap autour de sa taille. La recherche de ses vêtements lui parut bien compliquée. Une chaussette sous le lit, une autre dans un coin, mais il ne trouvait pas son boxer. Son jean était là et sa chemise aussi.

« Voudrais-tu ça ? » Bushido était nu comme un ver, balançant le boxer noir de Bill entre ses doigts.

« Donne le moi, » il avançait comme un pingouin avec ce drap enroulé à sa taille. Il se demandait pourquoi il avait déjà mis ses chaussettes. Il tendit une main pour que Bushido y dépose le vêtement.

Il se sentit tirer et coller contre quelque chose d'inconfortable. Cette chose inconfortable n'était autre que Bushido qui respirer bêtement dans les cheveux de Bill. « Et si tu m'embrassais avant de partir ? »

« Tu me donnes mon boxer avant. »

« Bien, » il coinça le sous-vêtement entre le drap et le corps de Bill, y laissant trainer sa main, caressant son aine tatouée terriblement bandante, surtout un matin comme celui-ci. Il posa ses lèvres sur celles de Bill et les lécha un peu. C'était le matin, un lendemain de soirée bien arrosée, il fallait garder ça en mémoire.

« Laisse-moi partir maintenant, » il claque un bisou bruyant sur les lèvres de Bushido et s'écarte, se cachant comme il put pour enfiler son boxer.

« J'ai déjà vu ce qu'il se cache sous ce drap tu sais. »

Bill ne sentit pas Bushido arriver par derrière et lui retirer brusquement le tissu blanc autour du bas de son corps. Il se redressa brusquement cachant son sexe de ses mains. Ridicule, il était de dos.

« J'ai toujours su que tu avais des fesses de malade ! » Il passa ses main sur le cul rebondi et ferme de Bill.

« Retourne-toi, je m'habille. »

« Bien, j'aurais le temps de te revoir plus tard, » sourit Bushido, d'un air malicieux que Bill loupa.

Il remit en place ses vêtements, le plus vite possible, et sorti de la chambre sans regarder Bushido. Il ne partirait pas sinon.

*


« Bordel, t'en a mis du temps, » râla Tom, mettant le contact à la voiture.

« Bonjour à toi aussi Tomi, » souffla Bill, attachant sa ceinture de sécurité.

Tom se rapprocha de lui et l'embrassa sur la bouche, un petit smack innocent. « Désolé, bonjour. »

Bill sourit, il posa sa tête sur l'appui tête et ferma les yeux. « J'ai mal au crâne ! »

« Il ne fallait pas autant boire. » Il démarra, la voiture grondait. « Tu t'es bien amusé ? » Demanda Tom avec un de ses fameux sourires en coin que Bill connaissait par c½ur.

« Que t'as dis Andreas ? » Il se tortilla sur le siège, soudainement mal à l'aise.

« Tu t'es bien amusé à l'étage, en bonne compagnie, » le sourire de Tom redoubla. Il ne connaissait plus de soirée comme celle-ci à Bill depuis un certain temps déjà.

Bill essaya de masquer son appréhension. « C'est vrai. « Il s'attendait à ce que Tom crie, qu'il hurle sa déception. Rien.

« Comment était-ce ? Tu l'as eue ? »

« Pas totalement, » hésita Bill. Il se demandait s'il fallait réellement qu'il parle de ça avec son frère qui détestait tellement Bushido. Peu importe. Il continuait, tant que Tom ne s'emportait. « Juste un peu d'amusement je dirais. »

Tom rit un peu. « C'est bien Billou ! » Il tapa sur la cuisse de son frère fièrement. « Que lui as-tu fais ? »

Bill se racla la gorge, visiblement gêné par la situation. « Ça ne te regarde pas Tomi, » geignit-il.

« D'accord, d'accord. Oublie cette question. » Tom se concentra sur la route. Il était rassuré de savoir que son frère ne s'était pas laissé avoir par ce sale type mais qu'au lieu de cela, une jolie rousse s'était introduit dans des draps en sa compagnie.

Bill resta étonné devant l'impassibilité de Tom, il n'ajouta rien de peur d'inverser la situation.

**

« Je suis amoureux. Je t'aime. » Bushido était au téléphone avec Bill. Par le son de sa voix, Bill pouvait presque affirmer qu'il s'auto-persuadait qu'il ressentait ce sentiment.

Il leva les yeux au ciel. « Tu l'as dit à combien de filles avant moi ? » Sourit Bill.

« Beaucoup, mais tu es le seul garçon. » Bushido souffla, Bill pensait que peut être il devait le laisser faire. Simplement approuver ce qu'il disait.

« C'est intéressant. » Il coinça son portable entre son épaule et sa joue et entreprit de retirer le vernis noir sur ses ongles. Il s'écaillait de plus en plus, ça avait le don d'énerver Bill.

« Tu me manques Bill, je veux te voir. »

Il passa la boule de coton imbibé de dissolvant sur son pousse, l'odeur du détergeant lui piquait le nez. « Ça fait seulement deux jours qu'on ne s'est pas vu. »

« Je ne te manque pas ? » Demanda-t-il. « Rien qu'un peu ? »

« Peut être un peu alors, » répondit Bill qui finit de nettoyer ses doigts. Il sentait que bushido souriait.

« Je viens te voir, viens dans la parc, ok ? »

« Je dois aller en ville. »

« Non, tu iras un autre jour. »

Bill entendait les pas de Bushido, il s'activait de l'autre côté du combiné. Bill crut même l'entendre jurer. « Et si j'y vais aujourd'hui ? »

« Tu ne me verras plus pendant une quelques temps. » Il y eut un silence pendant lequel Bill réfléchissait. Il savait ce qui arriverait si Bushido venait, il était conscient qu'il se vendrait alors et qu'il offrirait une chose inestimable. Un échange qui n'était ni repris ni échangé. Encore moins oublié. « Est-ce que tu m'écoutes Bill ? »

« Quoi ? » Bill sortit de ses pensées.

« Je te disais que j'étais sur la route, dépêche-toi, je suis là dans cinq minutes. »

« Ahem... » Bill envoya valser sa mallette de maquillage et autre produit de beauté au sol, prit au dépourvu. « Je serais en retard, attends-moi. »

« Ok. Soit rapide. » Bill courait, il ne savait pas par où commençait. Ses cheveux. « Je t'aime. »

« Ouais. » Il raccrocha.

Il passa par la salle de bain se refaire une petite beauté, appliquer une fine couche d'eye-liner autour de ses yeux et dompter ses cheveux ébouriffés. Un lissage intégral ferait l'affaire. Pour la première fois de sa courte de vie, Bill fut prêt en cinq minutes. Il attrapa son portable sur son lit et eut juste le temps de faire demi-tour qu'il croisa Tom.

« Où vas-tu ? »

« Je sors, » Il courut dans les escaliers. « Je rentre avant dîner, » cria-t-il du rez-de-chaussée

Il claqua la porte et accéléra le pas, s'il le pouvait encore jusqu'au parc qui se trouvait au bout de la longue avenue dans laquelle il vivait.



Il contourna l'angle de la rue et aperçut Bushido assit, ou plutôt avachi sur le banc de bois peint d'un vert immonde. Il écoutait sa musique assez forte pour que Bill l'entende à moins de deux mètres de lui. Il lui tapota l'épaule et Bushido sourit.

« Tu as attendu longtemps ? » Demanda Bill.

Bushido se leva, il n'était pas beaucoup plus grand que Bill, de quelques millimètres peut être. « Ce n'est rien, tu es là. » Il se pencha pour quémander un baisé que Bill lui donna.

C'était doux et lent. Bill entrouvrit la bouche et laissa Bushido jouer avec son piercing qu'il avait visiblement l'air d'apprécier. Leurs langues glissaient l'une sur l'autre, Bushido s'amuser avec sa bouche, faisait sourire Bill. Bill mordit la lèvre inférieure de Bushido et se retira, se léchant les lèvres.

« J'aime quand une fille me mord la lèvre comme ça, » Il ouvrit ses yeux et sourit, ses lèvres étaient humides et rougies. Bill voulait y goûter une fois de plus. Il aurait toute l'après-midi pour ça.

« Je ne suis pas une fille. »

« Je le sais, » sourit coquinement Bushido, passant discrètement sa main sur l'entre-jambe de Bill. « Donne moi la main, je vais t'emmener dans un endroit que personne ne connaît. »

Bill tendit sa main à Bushido qui entrelaça leur doigt, pour le geste. « Est-ce loin ? »

« Tu verras. »

Ils marchaient sur les gravillons, parlant peu, riant peu. Bill profitait, Bushido jubilait.

La main de Bill devenait de plus en plus moite dans celle de Bushido, il la lâcha. Le bras musclé de Bushido passa autour de sa taille.

« C'est juste là. » Il pointait du doigt un bois en bordure du parc, les arbres étaient défraichis et les feuilles vertes cachaient presque l'intérieur.

Bushido poussa quelques branches puis se baissa pour pouvoir passer, Bill le suivant de près s'accrocha à son t-shirt. Il se redressa et put voir une petite cabane certainement construite par des enfants il y a bien longtemps.

« C'est ça ? » Grimaça Bill.

Bushido ouvrit la porte de la petite maison de bois. « Je l'avais fais de mes mais avec mon père quand j'étais petit. Personne n'est jamais venu ici, c'est mon endroit. Je viens ici le plus souvent pour réfléchir. » Il se tut. « Ou pleurer... » C'était à peine audible, et Bill se demandait s'il ne l'avait pas imaginé. Il ne nota pas.

« C'est mignon. » Il referma la porte derrière lui, et des rayons de soleil passaient à travers les volets de bois fermés. Ils étaient trop petits pour les fenêtres sans vitre et deux pendaient misérablement.

« Viens là, » Bushido était installé sur un matelas à même le sol, il paraissait neuf. Un drap y était même installé, ainsi qu'un oreiller.

« Est-ce que tu dors ici ? » Interrogea Bill, s'asseyant à côté de Bushido.

Bushido se pencha au dessus de lui et l'embrassa encore. « Ça m'arrive. »

Il poussa Bill contre le mur derrière lui, le haut de son corps sur celui de Bill. Il léchait chaque recoin de la bouche de Bill, il suçait sa langue. Ils se séparèrent.

« Tu m'excites Bill, » Il prit la main de Bill et la plaça sur son sexe à travers le jean. « J'ai la trique putain. »

Bill sourit presque fièrement. « Il faut arranger ça. »

Bushido déboutonna son jean pour laisser entrevoir son boxer déformé. Bill n'était pas dans un meilleur état mais le cachait pour le moment. Bushido passa un de ses doigts sous l'élastique de son boxer blanc. « Est-ce que tu le veux ? »

« Et toi ? »

Bushido sourit. Il retira son t-shirt, l'envoya valser à l'autre pôle de la cabane avant de manger la bouche de Bill. Il le dégustait comme le meilleur des mets. C'était ce caviar qu'il ne retrouvait sur sa table que très rarement. Chaque bouchée le transportait à des kilomètres sur une île tropicale, le goût de Bill faisait le même effet. Il mordait doucement se langue, la caressait, taquinant son piercing qui le faisait gémir.

Bill passa ses mains sur la taille de Bushido et abaissa son jean. Il pressa sa main contre la queue de Bushido. Elle était dure et chaude. Il en sentait presque l'humidité à travers le tissu fin du sous-vêtement.

« Touche-moi, » ordonna presque Bushido. « Mieux. »

Bill retira sa main par esprit de contradiction. « Fais-le toi-même. »

Bushido souleva Bill et l'allongea sur le matelas. On sentait les ressorts, il grinçait. Le plus âgé débarrassa l'androgyne de ses vêtements et commença à le masturber. Il faisait ça rapidement, durement. « Est-ce que tu veux que te fasse venir comme ça ? »

Bill secoua la tête, haletant. Bushido le lâche et sortit son sexe. Il vira son jean qui était à ses chevilles et s'installa sur le torse de Bill, faisant cogner son gland contre son menton. « Je te lècherai. »

Bill haussa un sourcil. « Tu fais ça ? »

Bushido hocha la tête et infiltra la tête de sa queue entre les lèvres de Bill. L'adolescent lécha la fente du bout de sa langue. Il avait le goût du liquide sur sa langue, ce n'était pas éc½urant : c'était Bushido. Il retira sa bouche et observa la bitte au bout rouge de son compagnon. Elle était imposante, il le savait.

Il le prit en bouche, au plus profond qu'il pouvait. Bushido fit partir ses hanches en avant, étouffant Bill. « Pardon, » dit-il en caressant les cheveux de Bill.

Bill cligna des yeux et reprit sa tâche. C'était excitant d'être dominé de la sorte, pensait-il. Il aspira la verge de Bushido et enroula sa langue autour, plaçant ses doigts à la base, l'enserrant. Il commença des vas et viens lents mais profonds, collant ses joues de chaque côté du sexe de Bushido dans sa bouche.

Bushido regardait Bill le sucer, le prendre en bouche les yeux fermés. C'était encore meilleur qu'il ne se l'était imaginé. Bill passa ses dents sur lui, puis sa langue et enfonça son piercing dans sa fente. Bushido lança sa tête en arrière, laissant s'échapper du liquide séminal. « Borde Bill, tu es si bon. »

Bill eut un petit rire, il le suça encore un peu et le repoussa. Il s'essuya vulgairement la bouche. « Je ne veux pas que tu viennes dans ma bouche. »

« Je pourrais venir autre part, » taquina Bushido, ses doigts glissant jusqu'à l'étoile de Bill. « Ou là encore. » Ses doigts titillèrent l'anus de Bill.

« Si je te laisse. »

« Tu es à moi Bill, » Bushido se coucha sur lui, se tortillant pour enlever, une fois pour toute, son boxer.

Bill offrit son cou et ronronna. « Je ne suis pas ta propriété. » Bushido mouillait son cou de baisé bruyant. Il mordillait sa chair et la suçait. « Ce n'est pas ici que tu es censé faire ça. »

« Je vois, » il déposa ses lèvres sur celles de Bill avant de s'abaisser sur son corps. « Tu es impatient. »

La langue du plus âgé commença à lécher son étoile, déviant plus vers l'intérieur, jouant avec la base de son sexe. Ses doigts massaient ses bourses puis continuèrent leur chemin plus bas encore. « Ici ? » Demanda Bushido à l'intention de Bill. Il pressa son index entre ses fesses et lécha la verge de Bill. Il allait le lécher, partout.

Bill acquiesça. Le muscle chaud de Bushido parcourait sa queue, ses doigts courraient entre ses fesses. Il écarta les jambes et les souleva un peu plus.

« Non, » Bushido posa ses mains sur les genoux de Bill et les abaissa. « Retourne-toi. »

« Pourquoi ? »

« Tu veux que je te lèche ? »

Bill comprit seulement maintenant de quoi il voulait parler. « Tu vas mettre ta langue dans mon cul ? » Bushido acquiesça. « Ne m'embrasse plus après ça. »

Bushido sourit et l'embrassa alors. Profondément, presque sauvagement, sa langue sortait, déviait sur le menton de Bill, rentrait jouer avec la boule de métal qui avait pénétré son sexe. « Tu m'as sucé, tu m'embrasses. Maintenant mets-toi à plat ventre. »

Bill obéit, tournant la tête vers la petite fenêtre aux volets pendant. Son ventre se tordait autant par appréhension que par excitation.

Il sentait le souffle chaud de Bushido sur ses fesses, il sentait ses doigts sur ses bourses. Il gémit. C'était chaud, c'était humide presque inondant. Bill n'avait jamais ressentit ça. Personne n'avait jamais léché son cul de cette façon. Son sexe pulsait, il voulait que Bushido enfonce sa langue à l'intérieur, mais celle-ci lapait le tour de son anus rosi. Elle passa sur sa rais, s'attardant sur le trou et descendit sur les bourses rétractées.

Bushido aimait la saveur de Bill. S'il pouvait, il le mangerait en entier. Il repassa sa langue vers cet anneau de chair, Bill donne un cou de bassin. Bushido sourit. Il poussa le bout de son muscle dans ce petit trou, accompagné de son index. Il poussa doucement et Bill frémit. Le dominant entra un peu plus sa langue, le plus loin possible, il la tournoyait dans l'entre chaude. Son idex allant plus loin encore.

« Putain, » gémit Bill, soulevant son cul. Le nez de Bushido cogna entre ses fesses et il s'écarta, se sentant étouffer. « Encore. »

Bushido avait gagné, bientôt il l'aurait entièrement. « Attends un peu. » Il se leva et attrapa son jean, cherchant le petit tube de lubrifiant de sa poche.

« Que vas-tu faire ? » Demanda Bill, le voyant verser du liquide sur ses doigts.

« C'est plus agréable. » Il frotta ses doigts entre eux. Bill ne pouvait plus attendre, il passa sa main sur son sexe et le caressa. « Bordel Bill, tu me fais bander encore plus. »

Il reprit place sur le corps de Bill et poussa la main de sa belle proie. Il le branla un instant avant de repasser sa main vers l'arrière de son corps. Il admirait son cul parfait et se dit que bientôt il serait dedans.

Bill balançait ridiculement ses fesses en l'air. Bushido l'attrapa et lui mordit sa fesse qui devenait rouge. Il passa son index dans le cul de bill, tâtant l'intérieur de son corps. Bill souleva encore plus ses reins et Bushido enfonça un second doigt, les faisant entrer et sortir. Il les ouvrit en ciseau. Il abaissa son visage, il passa sa langue entre ses doigts écartés. Bill cria de plaisir.

Il en voulait encore plus. Il voulait tout. « Encore, » s'étrangla-t-il haletant.

Bushido approcha son visage près de celui de Bill, colla sa joue à la sienne. « Ma queue en toi ? »

« Bordel, oui ! » Hurla Bill alors que Bushido ajoutait un doigt et frôla sa prostate.

Le pénis de Bushido était sur le point d'exploser. Il était rouge et humide, du liquide coulait le long de sa verge. Il empoigna le tube de lubrifiant et en étala une bonne couche sur lui, tout en doigtant Bill.

Tous les deux gémissaient, il n'arrivait plus arrêter ses attouchements, autant sur Bill que sur lui. Il ferma les yeux, Bill se masturba. Ils étaient au même rythme. Les doigts de Bushido entraient et sortaient à un rythme effréné, frôlant parfois la prostate de celui-ci, et sa main s'activait sur son propre sexe. C'était une des situations les plus bandantes.

Il se força à se stopper avant d'éjaculer.

« Prêts ? » Bill hocha la tête, il n'attendait que ça.

Le gland de Bushido s'enfonça rapidement en Bill. « Putain Bill ! Uh... »

Son sexe était serré, c'était si étroit. Bill donna un cou de rein, Bushido commença ses ondulations rapides, bestiales. Son sexe entrait jusqu'à la garde, il disparaissait dans le corps de Bill. Les deux hommes haletaient, gémissaient. Bushido avait toujours su que Bill en avait autant envie que lui, il en avait la preuve.

Il continuait ses coups de reins, ses hanches claquaient contre le cul de Bill. « Putain, putain, putain... » Sa voix déraillait vers les aigu. « T'es divin Bill ! Ha...»

« Mh... Argh, » Bill n'arrivait plus parler, il voyait presque les étoiles.

Ils continuèrent leur partie de baise bestiale. Bushido éjacula en Bill, il était si bon. Le jeune homme se laissa tomber sur le dos de Bill qui était à son paroxysme et laissait son sperme couler sur le drap.

Bushido se retira et passa sous le drap attrapant le corps mou de fatigue de Bill avec lui. Bill se blottit contre lui et embrassa son torse hâlé et musclé. Il ferma les yeux, sa respiration se calma peu à peu.

« Je suis amoureux, » chuchota Bushido.

Bill sourit, il plongeait dans un sommeil mérité.

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Comments :

  • aimer-a-en-mourir

    08/03/2010

    *____________*

    j'ai rarement lu pareil lemon
    par-fait
    et puis ce couple ♥♥♥

  • annuaire-pour-vos-fics

    13/11/2009

    Et bin et bin! Ca c'est du lémon! Un vrai régale :)

    Bushido a l'air sincère,reste à savoir ce comment Tom va percevoir ça ..

  • x-g3n3r4ti0n-x

    20/08/2009

    Je ne savais pas qu'il y avait un épilogue.
    Cette fiction m'a vraiment plus, saches le :)

    Ce soir je vais lire l'OS.
    J'ai hate :p

  • x-g3n3r4ti0n-x

    18/08/2009

    Carrément ?
    Et bien, j'espère que Bushido ne se moque pas de Bill.
    Au moins, ils auront pris du bon temps :p

  • Etouffez-moi

    23/02/2009

    Mon Dieu...

    Cette fiction est un véritable bijou.
    Tout donne envie de lire; le design du blog, l'idée du couple Billshido qui se fait malheureusement rare et bien-sûr la qualité de l’écriture.
    Les mots défilent si vite et la seule page de ce blog est vite dévorée.
    Les lemons sont à mourir tellement ils sont bons.

    Non vraiment j’adore et j’adhère.

    Bisous ( :

  • madisonsan2a

    13/02/2009

    putain de lemon super bandan tro bon heu pardon je me sui emporté lol

    en tout cas j'ai aimer ^^

    mais jesper que ce bushido ne prend pa bill pour un con meme si il dit quil et amoureu

    bref ct tro bien vivemen la suite^^

  • Tokar-Hotel

    13/02/2009

    Bordel ! =Q___________________ _

    C'est trop... Bandant !!

    Bill le dominé, youhou ! Lemon génial, super excitant. J'aimerais bien que Tom les découvre comme ça, juste pour voir comment il réagirait.

    Et chuis persuadée que Bushido est amoureux de Bill, comment résister à un mec pareil xD

    Il est quand même super pudique le Billou, et Bushido qui n'arrange rien.
    Ils sont tout mignons ses deux là <3

  • XIch-lii3b3-r0cK

    13/02/2009

    Bordel Chou' que c'est bon ce truc *.*
    Ils l'ont fait :bave: Mon dieu c'est vraiment bon.
    J'deviens accroc au Bilshido ! Il faut que j'en trouve d'autre :)
    J'vois pas trop quoi dire d'autre désolé.
    Mais j'ai bien aimé le chapitre, la petite cabane, tout !
    J'veux savoir si Tom va le savoir pour son frère ... Et ce qui va se passer pour Bill et Bushido après.
    Sur ce j'vais aller regarder Pico To Chico, ça fait longtemps :P

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