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Colloque sentimentale - chapitre 3 12/02/2009

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Je suis amoureux
Colloque sentimentale



Bill se demandait ce qu'il faisait. Il n'était plus très sûr d'avoir assez d'alcool dans le sang pour continuer, mais c'était agréable.

Il faisait sombre dans la pièce et Bill pouvait à peine voir la silhouette de Bushido sur lui. Ils étaient nus dans le lit et Bill se régalait des ondulations que provoquait Bushido sur son bassin. Des milliers de petits frissons apparaissaient sur sa peau.

L'alcool s'était dissipé depuis quelques minutes, il n'en restait que des traces.

« Je ne peux pas, » Bill posa sa main sur le torse de Bushido et s'écarta un peu de lui, roulant sur la côté. « Je ne suis pas une de ces putes que tu baises. Je ne veux pas être un nom en plus sur ta liste. »

« Tu aimes, » Bushido passa sa main sur l'aine de Bill et la pressa. Bill roucoula, roula sur le ventre jusqu'au bord du lit. « On n'est pas obliger de faire l'amour. »

« De baiser, ouais. »

« Je suis amoureux de toi Bill, » Bushido prenait un ton convaincant et Bill aurait aimé se laissé berner par ses paroles. Après tout, personne, même les plus malhonnêtes, ne lui avait jamais dit être amoureux de lui.

Il se retourna sur son flanc droit et se positionna face au séducteur qui avait réussi à le conduire jusque dans un lit. « Je voudrais te croire, juste pour cette nuit. »

Bushido s'approcha et colla son corps excité contre celui de Bill. « Fais-le alors, » il donna un petit coup de bassin, passant deux de ses doigts dans la raie des fesses de Bill.

« Mmh, » fit Bill fermant les yeux pour apprécier le touché. « Embrasse-moi. »

Bushido passa sa langue contre les lèvres de Bill et pressa sa main sur sa fesse. Bill gémit discrètement, plaçant sa main dans les cheveux courts de Bushido, les grattant de façon sexy. Ils se mangeaient des lèvres et Bill ouvrit les yeux et put voir l'ai concentré de Bushido, la semblance de tendresse qui émanait d'entre ses lèvres parvenant jusque sur son muscle humide.

Il n'en voulait pas plus. « Arrêtes-toi, » il retira le bout des doigts de Bushido d'entre ses fesses et se recula. « Je ne veux pas de ça en moi. Je ne veux rien, ok ? »

Bushido soupira mais se contenta d'acquiescer. Il avait déjà Bill nu presque contre lui, il goutait à sa langue, et pressait son sexe contre le sien. « Un jour ? »

« Peut être bien, » Bill sourit et s'approcha de nouveau du beau brun musclé face à lui. « Ou pas, » il entoura les hanches de Bushido de ses jambes et calla son nez dans son cou. Il était moite et un restant de parfum chatouillait les narines de Bill.

« Tu es mignon, » rit Bushido alors que Bill grogna. Il ne voulait pas être mignon, juste dormir.

**

Tom se gara devant la grande maison d'Andreas, le jardin était en pagaille. Il n'osait pas imaginer à quoi pouvait ressembler l'intérieur à l'accoutumé minutieusement bien rangé.

La porte était grande ouverte et il entra, jouant presque à saute mouton au dessus des corps, qui parfois se chevauchés, pour arriver à la cuisine. C'était une vraie décharge. Des cartons de pizzas, des bouteilles vides et quelques gobelets collants avec un restant de boisson à l'intérieur étaient éparpillés un peu partout dans la pièce. Tom fit une grimace, se demandant si au moins son petit frère avait dormit dans un endroit propre.

« Oh, salut Tom, » Andreas arrivait à la cuisine avec un immense sac poubelle noir et commença à amasser les détritus qui jonchaient un peu n'importe où.

« Salut Andy, » Tom prit un carton de pizza et l'ouvrit, celle-ci était encore entière, mais il ne se risqua pas en prendre une part. « Où est Bill ? Je devais venir le chercher ce matin. »

Andreas haussa les épaules et examina une bouteille qu'il n'avait jamais vue.

Tom pensait qu'il n'était pas encore tout à fait clean et sourit. « Bien, je vais aller le chercher à l'étage. Tu penses qu'il y est ? »

« ' Sais pas, » Andreas avait un gros mal de tête et se sentait encore étourdis de cette soirée. Il lâche son grand sac et se laissa tomber sur une chaise. « La dernière fois que je l'ai vu, il dansait avec une rousse. » Il se frotta le front et gémit. Une putain de migraine le prenait alors qu'il essayait de réfléchir un peu. « Ils sont montés et plus d'image de ton frère. »

Tom acquiesça. Bill devait surement avoir prit du bon temps, ce n'était pas si terrible. « Je vais te faire un café. »

Il prit une dosette et la plaça dans la machine à café. Un clic et c'était prêt. Il tendit la tasse fumante de café corsé à Andreas et le laissa seul dans la cuisine. Il fallait qu'il ramène son frère à la maison pour qu'il puisse finir cet exposé qui l'avait empêché de venir à cette fête.

Il ouvrit une porte, mauvaise porte. Il se fit renvoyer par deux amoureux en transes, ils prolongeaient certainement leur soirée. Une vision de ce genre lui suffisait.

Son portable en main, il composa le numéro de Bill.

« Allô ? » Il parlait au ralenti et sa voix était plus grave qu'à l'ordinaire. Tom l'imaginer sur le dos, se frotter les yeux.

« C'est Tom. »

« Oh, » fit Bill. Il bailla à travers le combiné. « Est-ce que tu viens ? »

« Je suis là. Où es-tu ? Je te cherche, » s'impatienta Tom faisant cogner son poing sur sa cuisse.

« J'arrive à la voiture, attends-moi, ok ? »

« Dépêche-toi, j'ai des choses à faire, » il raccrocha et fit demi-tour. Il salua Andreas et s'installa dans sa voiture. La musique de la radio était vraiment nulle.



« Putain de Bushido, » marmonna Bill. Il essayait de repousser le corps endormi qui était sur lui pour pouvoir se revêtir et rejoindre Tom. « Bushido, » il le roula jusqu'à ce qu'il tombe au sol et se réveille enfin.

« Quoi ? » Il secouait la tête dans tous les sens, les yeux encore tout endormis. Bill le trouvait mignon, vraiment.

Il repensa à ce qu'il s'était passé la nuit passée. Non, ne pas y penser lorsque Bushido était là. « Je m'en vais. »

Bill sortit du lit avec le drap autour de sa taille. La recherche de ses vêtements lui parut bien compliquée. Une chaussette sous le lit, une autre dans un coin, mais il ne trouvait pas son boxer. Son jean était là et sa chemise aussi.

« Voudrais-tu ça ? » Bushido était nu comme un ver, balançant le boxer noir de Bill entre ses doigts.

« Donne le moi, » il avançait comme un pingouin avec ce drap enroulé à sa taille. Il se demandait pourquoi il avait déjà mis ses chaussettes. Il tendit une main pour que Bushido y dépose le vêtement.

Il se sentit tirer et coller contre quelque chose d'inconfortable. Cette chose inconfortable n'était autre que Bushido qui respirer bêtement dans les cheveux de Bill. « Et si tu m'embrassais avant de partir ? »

« Tu me donnes mon boxer avant. »

« Bien, » il coinça le sous-vêtement entre le drap et le corps de Bill, y laissant trainer sa main, caressant son aine tatouée terriblement bandante, surtout un matin comme celui-ci. Il posa ses lèvres sur celles de Bill et les lécha un peu. C'était le matin, un lendemain de soirée bien arrosée, il fallait garder ça en mémoire.

« Laisse-moi partir maintenant, » il claque un bisou bruyant sur les lèvres de Bushido et s'écarte, se cachant comme il put pour enfiler son boxer.

« J'ai déjà vu ce qu'il se cache sous ce drap tu sais. »

Bill ne sentit pas Bushido arriver par derrière et lui retirer brusquement le tissu blanc autour du bas de son corps. Il se redressa brusquement cachant son sexe de ses mains. Ridicule, il était de dos.

« J'ai toujours su que tu avais des fesses de malade ! » Il passa ses main sur le cul rebondi et ferme de Bill.

« Retourne-toi, je m'habille. »

« Bien, j'aurais le temps de te revoir plus tard, » sourit Bushido, d'un air malicieux que Bill loupa.

Il remit en place ses vêtements, le plus vite possible, et sorti de la chambre sans regarder Bushido. Il ne partirait pas sinon.

*


« Bordel, t'en a mis du temps, » râla Tom, mettant le contact à la voiture.

« Bonjour à toi aussi Tomi, » souffla Bill, attachant sa ceinture de sécurité.

Tom se rapprocha de lui et l'embrassa sur la bouche, un petit smack innocent. « Désolé, bonjour. »

Bill sourit, il posa sa tête sur l'appui tête et ferma les yeux. « J'ai mal au crâne ! »

« Il ne fallait pas autant boire. » Il démarra, la voiture grondait. « Tu t'es bien amusé ? » Demanda Tom avec un de ses fameux sourires en coin que Bill connaissait par c½ur.

« Que t'as dis Andreas ? » Il se tortilla sur le siège, soudainement mal à l'aise.

« Tu t'es bien amusé à l'étage, en bonne compagnie, » le sourire de Tom redoubla. Il ne connaissait plus de soirée comme celle-ci à Bill depuis un certain temps déjà.

Bill essaya de masquer son appréhension. « C'est vrai. « Il s'attendait à ce que Tom crie, qu'il hurle sa déception. Rien.

« Comment était-ce ? Tu l'as eue ? »

« Pas totalement, » hésita Bill. Il se demandait s'il fallait réellement qu'il parle de ça avec son frère qui détestait tellement Bushido. Peu importe. Il continuait, tant que Tom ne s'emportait. « Juste un peu d'amusement je dirais. »

Tom rit un peu. « C'est bien Billou ! » Il tapa sur la cuisse de son frère fièrement. « Que lui as-tu fais ? »

Bill se racla la gorge, visiblement gêné par la situation. « Ça ne te regarde pas Tomi, » geignit-il.

« D'accord, d'accord. Oublie cette question. » Tom se concentra sur la route. Il était rassuré de savoir que son frère ne s'était pas laissé avoir par ce sale type mais qu'au lieu de cela, une jolie rousse s'était introduit dans des draps en sa compagnie.

Bill resta étonné devant l'impassibilité de Tom, il n'ajouta rien de peur d'inverser la situation.

**

« Je suis amoureux. Je t'aime. » Bushido était au téléphone avec Bill. Par le son de sa voix, Bill pouvait presque affirmer qu'il s'auto-persuadait qu'il ressentait ce sentiment.

Il leva les yeux au ciel. « Tu l'as dit à combien de filles avant moi ? » Sourit Bill.

« Beaucoup, mais tu es le seul garçon. » Bushido souffla, Bill pensait que peut être il devait le laisser faire. Simplement approuver ce qu'il disait.

« C'est intéressant. » Il coinça son portable entre son épaule et sa joue et entreprit de retirer le vernis noir sur ses ongles. Il s'écaillait de plus en plus, ça avait le don d'énerver Bill.

« Tu me manques Bill, je veux te voir. »

Il passa la boule de coton imbibé de dissolvant sur son pousse, l'odeur du détergeant lui piquait le nez. « Ça fait seulement deux jours qu'on ne s'est pas vu. »

« Je ne te manque pas ? » Demanda-t-il. « Rien qu'un peu ? »

« Peut être un peu alors, » répondit Bill qui finit de nettoyer ses doigts. Il sentait que bushido souriait.

« Je viens te voir, viens dans la parc, ok ? »

« Je dois aller en ville. »

« Non, tu iras un autre jour. »

Bill entendait les pas de Bushido, il s'activait de l'autre côté du combiné. Bill crut même l'entendre jurer. « Et si j'y vais aujourd'hui ? »

« Tu ne me verras plus pendant une quelques temps. » Il y eut un silence pendant lequel Bill réfléchissait. Il savait ce qui arriverait si Bushido venait, il était conscient qu'il se vendrait alors et qu'il offrirait une chose inestimable. Un échange qui n'était ni repris ni échangé. Encore moins oublié. « Est-ce que tu m'écoutes Bill ? »

« Quoi ? » Bill sortit de ses pensées.

« Je te disais que j'étais sur la route, dépêche-toi, je suis là dans cinq minutes. »

« Ahem... » Bill envoya valser sa mallette de maquillage et autre produit de beauté au sol, prit au dépourvu. « Je serais en retard, attends-moi. »

« Ok. Soit rapide. » Bill courait, il ne savait pas par où commençait. Ses cheveux. « Je t'aime. »

« Ouais. » Il raccrocha.

Il passa par la salle de bain se refaire une petite beauté, appliquer une fine couche d'eye-liner autour de ses yeux et dompter ses cheveux ébouriffés. Un lissage intégral ferait l'affaire. Pour la première fois de sa courte de vie, Bill fut prêt en cinq minutes. Il attrapa son portable sur son lit et eut juste le temps de faire demi-tour qu'il croisa Tom.

« Où vas-tu ? »

« Je sors, » Il courut dans les escaliers. « Je rentre avant dîner, » cria-t-il du rez-de-chaussée

Il claqua la porte et accéléra le pas, s'il le pouvait encore jusqu'au parc qui se trouvait au bout de la longue avenue dans laquelle il vivait.



Il contourna l'angle de la rue et aperçut Bushido assit, ou plutôt avachi sur le banc de bois peint d'un vert immonde. Il écoutait sa musique assez forte pour que Bill l'entende à moins de deux mètres de lui. Il lui tapota l'épaule et Bushido sourit.

« Tu as attendu longtemps ? » Demanda Bill.

Bushido se leva, il n'était pas beaucoup plus grand que Bill, de quelques millimètres peut être. « Ce n'est rien, tu es là. » Il se pencha pour quémander un baisé que Bill lui donna.

C'était doux et lent. Bill entrouvrit la bouche et laissa Bushido jouer avec son piercing qu'il avait visiblement l'air d'apprécier. Leurs langues glissaient l'une sur l'autre, Bushido s'amuser avec sa bouche, faisait sourire Bill. Bill mordit la lèvre inférieure de Bushido et se retira, se léchant les lèvres.

« J'aime quand une fille me mord la lèvre comme ça, » Il ouvrit ses yeux et sourit, ses lèvres étaient humides et rougies. Bill voulait y goûter une fois de plus. Il aurait toute l'après-midi pour ça.

« Je ne suis pas une fille. »

« Je le sais, » sourit coquinement Bushido, passant discrètement sa main sur l'entre-jambe de Bill. « Donne moi la main, je vais t'emmener dans un endroit que personne ne connaît. »

Bill tendit sa main à Bushido qui entrelaça leur doigt, pour le geste. « Est-ce loin ? »

« Tu verras. »

Ils marchaient sur les gravillons, parlant peu, riant peu. Bill profitait, Bushido jubilait.

La main de Bill devenait de plus en plus moite dans celle de Bushido, il la lâcha. Le bras musclé de Bushido passa autour de sa taille.

« C'est juste là. » Il pointait du doigt un bois en bordure du parc, les arbres étaient défraichis et les feuilles vertes cachaient presque l'intérieur.

Bushido poussa quelques branches puis se baissa pour pouvoir passer, Bill le suivant de près s'accrocha à son t-shirt. Il se redressa et put voir une petite cabane certainement construite par des enfants il y a bien longtemps.

« C'est ça ? » Grimaça Bill.

Bushido ouvrit la porte de la petite maison de bois. « Je l'avais fais de mes mais avec mon père quand j'étais petit. Personne n'est jamais venu ici, c'est mon endroit. Je viens ici le plus souvent pour réfléchir. » Il se tut. « Ou pleurer... » C'était à peine audible, et Bill se demandait s'il ne l'avait pas imaginé. Il ne nota pas.

« C'est mignon. » Il referma la porte derrière lui, et des rayons de soleil passaient à travers les volets de bois fermés. Ils étaient trop petits pour les fenêtres sans vitre et deux pendaient misérablement.

« Viens là, » Bushido était installé sur un matelas à même le sol, il paraissait neuf. Un drap y était même installé, ainsi qu'un oreiller.

« Est-ce que tu dors ici ? » Interrogea Bill, s'asseyant à côté de Bushido.

Bushido se pencha au dessus de lui et l'embrassa encore. « Ça m'arrive. »

Il poussa Bill contre le mur derrière lui, le haut de son corps sur celui de Bill. Il léchait chaque recoin de la bouche de Bill, il suçait sa langue. Ils se séparèrent.

« Tu m'excites Bill, » Il prit la main de Bill et la plaça sur son sexe à travers le jean. « J'ai la trique putain. »

Bill sourit presque fièrement. « Il faut arranger ça. »

Bushido déboutonna son jean pour laisser entrevoir son boxer déformé. Bill n'était pas dans un meilleur état mais le cachait pour le moment. Bushido passa un de ses doigts sous l'élastique de son boxer blanc. « Est-ce que tu le veux ? »

« Et toi ? »

Bushido sourit. Il retira son t-shirt, l'envoya valser à l'autre pôle de la cabane avant de manger la bouche de Bill. Il le dégustait comme le meilleur des mets. C'était ce caviar qu'il ne retrouvait sur sa table que très rarement. Chaque bouchée le transportait à des kilomètres sur une île tropicale, le goût de Bill faisait le même effet. Il mordait doucement se langue, la caressait, taquinant son piercing qui le faisait gémir.

Bill passa ses mains sur la taille de Bushido et abaissa son jean. Il pressa sa main contre la queue de Bushido. Elle était dure et chaude. Il en sentait presque l'humidité à travers le tissu fin du sous-vêtement.

« Touche-moi, » ordonna presque Bushido. « Mieux. »

Bill retira sa main par esprit de contradiction. « Fais-le toi-même. »

Bushido souleva Bill et l'allongea sur le matelas. On sentait les ressorts, il grinçait. Le plus âgé débarrassa l'androgyne de ses vêtements et commença à le masturber. Il faisait ça rapidement, durement. « Est-ce que tu veux que te fasse venir comme ça ? »

Bill secoua la tête, haletant. Bushido le lâche et sortit son sexe. Il vira son jean qui était à ses chevilles et s'installa sur le torse de Bill, faisant cogner son gland contre son menton. « Je te lècherai. »

Bill haussa un sourcil. « Tu fais ça ? »

Bushido hocha la tête et infiltra la tête de sa queue entre les lèvres de Bill. L'adolescent lécha la fente du bout de sa langue. Il avait le goût du liquide sur sa langue, ce n'était pas éc½urant : c'était Bushido. Il retira sa bouche et observa la bitte au bout rouge de son compagnon. Elle était imposante, il le savait.

Il le prit en bouche, au plus profond qu'il pouvait. Bushido fit partir ses hanches en avant, étouffant Bill. « Pardon, » dit-il en caressant les cheveux de Bill.

Bill cligna des yeux et reprit sa tâche. C'était excitant d'être dominé de la sorte, pensait-il. Il aspira la verge de Bushido et enroula sa langue autour, plaçant ses doigts à la base, l'enserrant. Il commença des vas et viens lents mais profonds, collant ses joues de chaque côté du sexe de Bushido dans sa bouche.

Bushido regardait Bill le sucer, le prendre en bouche les yeux fermés. C'était encore meilleur qu'il ne se l'était imaginé. Bill passa ses dents sur lui, puis sa langue et enfonça son piercing dans sa fente. Bushido lança sa tête en arrière, laissant s'échapper du liquide séminal. « Borde Bill, tu es si bon. »

Bill eut un petit rire, il le suça encore un peu et le repoussa. Il s'essuya vulgairement la bouche. « Je ne veux pas que tu viennes dans ma bouche. »

« Je pourrais venir autre part, » taquina Bushido, ses doigts glissant jusqu'à l'étoile de Bill. « Ou là encore. » Ses doigts titillèrent l'anus de Bill.

« Si je te laisse. »

« Tu es à moi Bill, » Bushido se coucha sur lui, se tortillant pour enlever, une fois pour toute, son boxer.

Bill offrit son cou et ronronna. « Je ne suis pas ta propriété. » Bushido mouillait son cou de baisé bruyant. Il mordillait sa chair et la suçait. « Ce n'est pas ici que tu es censé faire ça. »

« Je vois, » il déposa ses lèvres sur celles de Bill avant de s'abaisser sur son corps. « Tu es impatient. »

La langue du plus âgé commença à lécher son étoile, déviant plus vers l'intérieur, jouant avec la base de son sexe. Ses doigts massaient ses bourses puis continuèrent leur chemin plus bas encore. « Ici ? » Demanda Bushido à l'intention de Bill. Il pressa son index entre ses fesses et lécha la verge de Bill. Il allait le lécher, partout.

Bill acquiesça. Le muscle chaud de Bushido parcourait sa queue, ses doigts courraient entre ses fesses. Il écarta les jambes et les souleva un peu plus.

« Non, » Bushido posa ses mains sur les genoux de Bill et les abaissa. « Retourne-toi. »

« Pourquoi ? »

« Tu veux que je te lèche ? »

Bill comprit seulement maintenant de quoi il voulait parler. « Tu vas mettre ta langue dans mon cul ? » Bushido acquiesça. « Ne m'embrasse plus après ça. »

Bushido sourit et l'embrassa alors. Profondément, presque sauvagement, sa langue sortait, déviait sur le menton de Bill, rentrait jouer avec la boule de métal qui avait pénétré son sexe. « Tu m'as sucé, tu m'embrasses. Maintenant mets-toi à plat ventre. »

Bill obéit, tournant la tête vers la petite fenêtre aux volets pendant. Son ventre se tordait autant par appréhension que par excitation.

Il sentait le souffle chaud de Bushido sur ses fesses, il sentait ses doigts sur ses bourses. Il gémit. C'était chaud, c'était humide presque inondant. Bill n'avait jamais ressentit ça. Personne n'avait jamais léché son cul de cette façon. Son sexe pulsait, il voulait que Bushido enfonce sa langue à l'intérieur, mais celle-ci lapait le tour de son anus rosi. Elle passa sur sa rais, s'attardant sur le trou et descendit sur les bourses rétractées.

Bushido aimait la saveur de Bill. S'il pouvait, il le mangerait en entier. Il repassa sa langue vers cet anneau de chair, Bill donne un cou de bassin. Bushido sourit. Il poussa le bout de son muscle dans ce petit trou, accompagné de son index. Il poussa doucement et Bill frémit. Le dominant entra un peu plus sa langue, le plus loin possible, il la tournoyait dans l'entre chaude. Son idex allant plus loin encore.

« Putain, » gémit Bill, soulevant son cul. Le nez de Bushido cogna entre ses fesses et il s'écarta, se sentant étouffer. « Encore. »

Bushido avait gagné, bientôt il l'aurait entièrement. « Attends un peu. » Il se leva et attrapa son jean, cherchant le petit tube de lubrifiant de sa poche.

« Que vas-tu faire ? » Demanda Bill, le voyant verser du liquide sur ses doigts.

« C'est plus agréable. » Il frotta ses doigts entre eux. Bill ne pouvait plus attendre, il passa sa main sur son sexe et le caressa. « Bordel Bill, tu me fais bander encore plus. »

Il reprit place sur le corps de Bill et poussa la main de sa belle proie. Il le branla un instant avant de repasser sa main vers l'arrière de son corps. Il admirait son cul parfait et se dit que bientôt il serait dedans.

Bill balançait ridiculement ses fesses en l'air. Bushido l'attrapa et lui mordit sa fesse qui devenait rouge. Il passa son index dans le cul de bill, tâtant l'intérieur de son corps. Bill souleva encore plus ses reins et Bushido enfonça un second doigt, les faisant entrer et sortir. Il les ouvrit en ciseau. Il abaissa son visage, il passa sa langue entre ses doigts écartés. Bill cria de plaisir.

Il en voulait encore plus. Il voulait tout. « Encore, » s'étrangla-t-il haletant.

Bushido approcha son visage près de celui de Bill, colla sa joue à la sienne. « Ma queue en toi ? »

« Bordel, oui ! » Hurla Bill alors que Bushido ajoutait un doigt et frôla sa prostate.

Le pénis de Bushido était sur le point d'exploser. Il était rouge et humide, du liquide coulait le long de sa verge. Il empoigna le tube de lubrifiant et en étala une bonne couche sur lui, tout en doigtant Bill.

Tous les deux gémissaient, il n'arrivait plus arrêter ses attouchements, autant sur Bill que sur lui. Il ferma les yeux, Bill se masturba. Ils étaient au même rythme. Les doigts de Bushido entraient et sortaient à un rythme effréné, frôlant parfois la prostate de celui-ci, et sa main s'activait sur son propre sexe. C'était une des situations les plus bandantes.

Il se força à se stopper avant d'éjaculer.

« Prêts ? » Bill hocha la tête, il n'attendait que ça.

Le gland de Bushido s'enfonça rapidement en Bill. « Putain Bill ! Uh... »

Son sexe était serré, c'était si étroit. Bill donna un cou de rein, Bushido commença ses ondulations rapides, bestiales. Son sexe entrait jusqu'à la garde, il disparaissait dans le corps de Bill. Les deux hommes haletaient, gémissaient. Bushido avait toujours su que Bill en avait autant envie que lui, il en avait la preuve.

Il continuait ses coups de reins, ses hanches claquaient contre le cul de Bill. « Putain, putain, putain... » Sa voix déraillait vers les aigu. « T'es divin Bill ! Ha...»

« Mh... Argh, » Bill n'arrivait plus parler, il voyait presque les étoiles.

Ils continuèrent leur partie de baise bestiale. Bushido éjacula en Bill, il était si bon. Le jeune homme se laissa tomber sur le dos de Bill qui était à son paroxysme et laissait son sperme couler sur le drap.

Bushido se retira et passa sous le drap attrapant le corps mou de fatigue de Bill avec lui. Bill se blottit contre lui et embrassa son torse hâlé et musclé. Il ferma les yeux, sa respiration se calma peu à peu.

« Je suis amoureux, » chuchota Bushido.

Bill sourit, il plongeait dans un sommeil mérité.

Colloque sentimentale - chapitre 4 15/02/2009

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Je suis amoureux
Colloque sentimentale



« Poupée, » Bill grogna à l'appellation féminine. « On se revoit quand ? »

« Je ne suis pas une fille, » dit Bill entre ses dents, alors qu'il enleva le haut parleur de son téléphone et le colla à son oreille.

« Tu es ma poupée. » Il était presque certain que Bushido souriait, il sourit aussi.

« Je suis seul aujourd'hui. »

**

Bill alla ouvrir la porte d'entrée. Il s'était préparé il y a quelques heures lorsque Bushido l'avait appelé. C'était l'après-midi, Tom avait encore ses cours à la fac et ses parents travaillaient. Bushido et lui pourrait être seuls et s'amuser autant qu'ils voulaient. Enfin, jusqu'à ce que Tom ne rentre.

Bushido se baissa un peu et embrassa Bill sur le pallier de la porte. Il sortit sa langue et Bill se repoussa avec la sienne. Ils souriaient stupidement.

« On joue à quoi aujourd'hui ? » demanda Bushido, serrant la fesse de Bill dans sa main.

Bill referma la porte et soupira. Il ne savait pas. C'est ce qu'il voulait faire croire. « Je n'y ai pas réfléchi. »

Ils commençaient à monter les escaliers, direction la chambre de Bill, qui pour l'occasion avait tout enfouit sous le lit. La porte grinça quand les deux jeunes hommes entrèrent.

Bushido claqua la porte derrière lui et se jeta presque sur Bill, l'embrassant. Il empoigna ses cuisses et le souleva. Le dos de Bill cogna contre la porte. Il gémit de douleur et de plaisir. Une des mains de Bushido frottait durement le sexe de Bill.

« Suis-je une fille ? »

Bushido mordit le cou de Bill et passa sa main sur ses fesses. « Peut être. » Il se décolla de Bill et recula jusqu'au lit. Il s'assit, retirant son t-shirt et sa casquette tomba au sol. « Prouve-moi le contraire. »

Bill leva un sourcil. « Tu veux- »

« Tu le sais, » sourit coquinement Bushido, se mordant la lèvre.

Dois-je ? Cette question tournait dans la tête de Bill. Peut importe.

Il se dandina, lentement. Ses mains se baladaient doucement sur son torse alors qu'il avançait un peu vers le lit. « Ça ? » Bushido acquiesça, sourire en coin.

Bill passa sa main sous son t-shirt, se caressant ses abdos, ses tétons. Tout y passait, il les pinça et gémit. Ses cheveux retombaient sur son dos, il ferma les yeux et lécha ses lèvres.

L'excitation de Bushido grandissait vraiment. Sa main était pressée contre sa queue à travers son épais jean. « Plus vite, » ordonna-t-il.

Le plus jeune passa son haut par-dessus la tête et l'envoya sur Bushido qui grogna avant de le jeter plus loin. Bill défit la boucle de sa ceinture, la retira sans douceur et la fit claquer sur sa cuisse. Ça ne faisait pas mal, c'était juste bruyant. « Tu aimes ce jeu ? » Il se rapprocha encore de Bushido et s'assit sur ses genoux, donnant un petit coup de rein.

« Oh ouais, » lâcha Bushido alors qu'il caressait le torse nu de Bill, ses doigts retraçant son grand tatouage sur son flanc.

« Attends un peu, » Bill se releva et recula. « Je mouille. » Il déboutonna son pantalon et le fit tomber dans des mouvements de jambes. « Je suis humide, » il prit le main de Bushido. « Là. »

Son érection était dure, chaude, sous les gros doigts de Bushido. « Est-ce que tu mouilles pour moi ? » Il lécha sous le nombril de Bill.

« Oui, » souffla Bill. Il se replaça sur les genoux de Bushido. « Tu m'excites, » chuchota-t-il dans son oreille, mordant son lobe et le suçant.

« Putain, » Bushido attrapa le visage de Bill et enfonça sa langue dans sa bouche. « Je vais te baiser comme jamais tu ne l'as été, poupée. »

Bill passa sa langue sur les lèvres de Bushido. Il se mit debout. « Tu attendras un peu encore. »

« Je ne veux pas attendre, » Bushido devenait rouge, il voulait s'enfoncer dans le trou de Bill.

Bill secoua sa tête. « Tu le pourras, vraiment. » Il passa un doigt sous l'élastique de son boxer, il se descendit un peu. Juste à la limite de son sexe. Il passa le doigt sur sa verge. Il gémit. Son sexe était dur sous son doigt, il fallait qu'il se branle.

« Ne fais pas ça poupée. »

« Sinon quoi ? » Bill se prit en main. Bushido voyait nettement les mouvements de Bill sous son sous-vêtement.

Bushido se mordit la lèvre en fixant l'entrejambe de Bill. « Je te baiserais comme une salope. »

« Tu es vilain, » Il lâcha sa queue. « Tu préfères ici ? » Il baissa l'arrière de son boxer, se tournant face à Bushido. Il passa un doigt dans sa raie et vit Bushido blêmir.

Bill en conclut qu'il aimait cette idée. Il se mit un quatre pâtes, le cul tendu vers Bushido et enfonça son index dans son anus. Bushido le voyait s'enfoncer dans la chair de Bill, dans son cul parfait. Bill en ajouta encore un. Il se cambra et toucha sa prostate. Il hurla de plaisir.

« Est-ce que tu mouille quand tu fais ça ? » Interrogea Bushido, les yeux rivés sur le cul de Bill. Bill gémit affirmativement à sa question et enfonça un doigt de plus. « Je veux te goûter. »

Il tomba à genoux derrière Bill. Il le retourna. Bill se laissait faire, c'est tout ce qu'il attendait.

« T'es bandante poupée. »

« Je sais, » bill passa sa main sous le jean de Bushido, tâtant sa bite. « Enlève ce pantalon. »

Bushido le fit, il retira son boxer. Il était beaucoup trop étroit pour son imposant pénis. « Je vais enfoncer ma queue dans ta chatte, » il lécha un téton de Bill. « Tu la veux ? »

« En moi, ouais. »

Bushido lécha Bill, plus bas. Sous l'élastique du boxer, il sentait la chaleur que dégageait le sexe de Bill. Il abaissa le tissu et le vira. « Ta mouille est bonne ? »

« Essaye. » Bill releva les hanches et son sexe cogna contre le menton de Bushido.

Bushido attrapa son sexe et le fit caresser sa joue. Il passa le gland de Bill sur le bout de ses lèvres, sa langue lécha la petite fente. Il réitéra se geste à plusieurs reprises.

Bill allait devenir fou. Il poussa son sexe dans la bouche de Bushido. « Suce-moi. »

Bushido le fit sortir de sa bouche. « Tu es une fille, je te lèche poupée. » Et il joua avec sa langue sur la queue de Bill. Il le lapait de haut en bas, ses doigts titillant son entrée. Bill avait bon goût, meilleur que toutes les minettes qu'il avait léché avant.

« Baises moi, » dit Bill. Il bougea, se dégageant de l'emprise de Bushido. Il s'installa à quatre pâtes sur le lit.

Bushido se léchait les lèvres, elles avaient la saveur de Bill. Il l'observait les yeux noirs de désir. « Une levrette ? Je te croyais plus sage. »

« Tais-toi et vient, putain, » jura Bill.

Bushido n'attendit pas. Il se plaça derrière Bill. Il attrapa son sexe et mit la tête face au trou.

Mais c'était plus fort que lui. Il fallait qu'il goûte encore. Il se pencha et enfonça sa langue dans la cul de Bill et plis comme il put sa langue.

« Oh, merde, » se surprit à dire Bill. Il laissa tomber sa tête sur le matelas. Les oreillers étaient trop loin.

« Maintenant, tu es prête. » Il lécha une dernière fois le cul de Bill, faisant de rapides mouvements de langue, de haut en bas, sur tout le long de la raie.

Bushido se redressa. Il fallait qu'il s'enfonce maintenant en Bill. Il poussa la tête de son sexe dans l'entrée de Bill.

« Argh... » Gémit douloureusement Bill. « Lubrifiant ! »

« Tant pis, » Bushido ne se sentait pas de retirer son pénis de Bill. Il ne pouvait pas. C'était plus fort que lui, tellement plus fort.

« Tu vas me déchirer. »

« Ne t'en fais pas poupée, tu mouilles assez. » Il caressa le dos de Bill et embrassa sa nuque. Bill se détendit un peu.

Bushido poussa et se retrouva emprisonné dans la chaleur de Bill. Il n'accéléra pas, il attendit un peu. Bill soufflait. Son anus le brûlait et Bushido était vraiment gros en lui. Mais il sentait le sexe de Bushido frôler sa prostate, il en voulait un peu. Peut être.

Il avança ses hanches et donna un léger coup de rein. Bushido prit le relais. Il attrapa les hanches de Bill et les serra dans ses mains. Il resta lent un petit moment, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus se retenir. Alors, il s'enfonçait dans le frêle corps de Bill, toujours plus durement, plus sauvagement, embrassant les endroits qu'il pouvait atteindre du corps de Bill.

« Putain Bill, » gémit-il. « Tu me rends fou... »

Bill soupirait sous lui, criait quand il frappait de plein fouet son point sensible. « Tu es fou Bushido. »

Bushido accéléra encore le mouvement, il adorait cette vision qu'il avait de Bill, soumis. Cependant, il voulait autre chose. Il sortit. Bill attendait qu'il revienne, mais non. « Mets toi sur le dos, s'il te plait. »

Bill fit ce que Bushido demanda, sans comprendre. Bushido le regardait différemment. « Que fais-tu ? Ce n'est pas fini. »

« Chut, » Bushido posa un doigt sur la bouche de Bill et posa ses lèvres par-dessus son doigt.

Il écarta les jambes de Bill et le pénétra, doucement. Tout changer, non ?

Bill pouvait alors voir le visage de Bushido. Il pouvait croire que l'homme sur lui était vraiment amoureux. Est-ce qu'il l'était ?

Bushido retira son doigt et embrassa Bill comme il ne l'avait jamais fait. C'était passionné, plein de désir. Il était devenu doux, c'était un contraste. Bushido pouvait être paradoxal.

Ils gémirent lorsque Bushido frappa la prostate de Bill et que celui-ci serra ses muscles autour de la queue en lui. « Refais ça. »

« Ça ? » Bill contracta ses muscles. Bushido ferma les yeux et cria. Oui, ça.

Il continuait. Il serrait fortement, le plus possible, la queue de Bushido en lui. Bill sentit Bushido venir en lui en premier. Le liquide coula vers l'arrière de son cul. Bushido éjaculait toujours. Bill aimait ça, Bushido poussa fort en lui. En plein dans la prostate du jeune homme et il se vida de son sperme sur le ventre de Bushido.

« Ben merde, » s'étonna Bushido. « Tu es pire que bonne poupée. »

Il se laissa tomber à côté de Bill, épuisé. Bill se pelotonna contre Bushido. Il passa un bras autour su corps nu de Bill. « Tu m'embrasse ? »

Bushido embrassa le plus tendrement possible son androgyne. Parce qu'il le considéré comme sa propriété. Leurs langues se caressaient dans une lente valse que Bill justifiait par la fatigue qu'ils avaient. Il laissa tomba sa tête sur l'oreiller, Bushido posa son visage sur le torse de Bill.

Bill lui caressait les cheveux. « Je suis amoureux. »

Bushido releva la tête, stupéfait. « Réellement ? »

Bill rougit et Bushido sourit. « Je suis fou amoureux de toi Bill. Tu me fais craquer. »

« Une sieste ? » Bushido sourit, il savait que Bill évité le sujet, Qu'il était gêné. Il se réinstalla et se laissa papouiller par Bill.

**

Tom rentra enfin chez lui. Il balança ses grosses baskets un peu plus loin et fit glisser son sac à dos sur le carrelage de l'entrée.

Il faisait si chaud dehors qu'il transpirait sous son bandana qu'il retira. Le soleil tapait vraiment en cette fin de mois de juin.

Il attrapa un soda dans le frigo et le but rapidement. Il en prit un autre, peut être que son jumeau en voudrait un.

Il grimpa à l'étage, le parquet craquait sous ses pas. Ses pieds laissaient des traces humides sur le bois, il avait si chaud.

La porte de bill était étrangement close. Son frère n'aimait pas s'enfermé lorsqu'il était seul, à moins qu'il dorme. Sa plus grande activité. Il ouvrit la porte.

Son sang ne fit qu'un tour, il bouillonnait. Il envoya valser la canette de soda qui s'éclata contre le mur d'en face et cria. « Enfoiré ! Sale petite merde de Bushido ! »

Les deux endormis se réveillèrent en sursaut. Bill ne se souciait pas de sa nudité présentement, alors que son jumeau mettait Bushido dénudé à terre.

« Tom ! Tom arrête, » Bill commençait à se rendre compte de la situation. Son frère était capable de tuer Bushido s'il le pouvait. Et il le pouvait.

« Putain non ! » Tom était hors de Lui, il tentait de donner des coups dans le corps de Bushido, mais celui-ci avait de bon reflex et emprisonna ses mains dans ses poings et les pieds de Tom entre ses jambes.

« Lâche-le bordel ! » cria Bill, il était sur le point de pleurer. Qu'avait-il fait ? Sans doute une énorme erreur aux yeux de Tom.

Bill se leva et tira son frère par l'arrière, il l'enlaça, ça avait le don de le calmer. Pas cette fois. Tom était trop en colère.

« Tu es jaloux ? » Lança Bushido, provoquant Tom.

Tom envoya son pied dans le ventre de Bushido et partit comme une furie de la chambre.

« T'es qu'un con Bushido ! »

« Désolé, » il semblait pitoyable.

Bill grimaça. « Tu ne m'aime pas vraiment ? » murmura-t-il, baissant les yeux.

Bushido combattit la douleur lancinante dans son estomac. Il se redressa, tirant le drap du lit pour se couvrir. Il soupira. « Tu ne me croiras donc jamais ? »

« Je ne sais pas si je peux. Tu mens tellement, » Bill voulait avoir la vérité, pour une fois.

« Ok, je vais te dire. » Bushido s'assit sur le lit, gémissant à la douleur de son ventre. « Au début, je voulais simplement te baiser, c'est vrai. Et puis j'ai appris à te connaître Bill, je sais comment tu es. Je peux prévoir le moindre de tes gestes, c'est fou. »

« Seul Tom peut le faire avec précision, » rétorqua Bill. Il ne voulait pas que quelqu'un d'autre que son jumeau puisse lire en lui.

« Et pourtant. Je t'aime Bill. Je t'aime réellement, je suis amoureux de toi. »

Une foule de sentiments combattaient à l'intérieur de Bill. Il ne savait plus quoi faire. « Pars. »

« Quoi ? »

« Tu as très bien compris, » Bill se leva. « Quand je reviendrais, tu ne seras plus là. »

Bushido resta abasourdi face à la réaction de Bill. Quel idiot !


Bill se dirigea vers la chambre de son frère. Il sentait minable.

Et Tom savait qu'il reviendrait vers lui. C'était le moment, aujourd'hui.

« Entre, » la voix de Tom était nouée, éraillée. « Ferme la porte, » dit-il fermement.

Bill était vraiment honteux, c'était rare que son jumeau lui parle ainsi. Excepté lorsqu'ils allaient se disputer. Bill ne voulait pas. Inévitable.

Tom se tourna vers Bill, il l'observa de haut en bas. Il était vulnérable et nu. Il lui balança un de ses t-shirt qui trainait. Bill l'enfila. « Tu es un putain d'idiot Bill. »

Son jumeau baissa la tête. « Je croyais que- »

« Que quoi ? » Coupa Tom. « Que cette ordure ne profiterait pas de toi ? Qu'il t'aimait ? Mais merde, est-ce que tu m'as écouté une seconde ? »

Bill tomba à genoux, misérablement. Il était secoué de spasme. « Je voulais aussi. Ça fait mal Tomi. »

Le c½ur de Tom se serra. Mais il ne cèderait pas maintenant, il fallait que Bill comprenne. « Tu l'as vraiment cru, n'est-ce pas ? » Bill hocha la tête. « As-tu pensé à ce qui se passerait lorsqu'il aurait eu ce qu'il voulait ? »

Bill secoua négativement la tête. Il s'écroula au sol, mollement. Il pleurait médiocrement.

« Ne pleure pas Bill. Tu le savais tout ça, n'est-ce pas ? » Tom s'assit sur le parquet et frotta le dos de Bill. « Regarde-moi. »

Bill releva la tête, et articula. « Ne me déteste pas Tomi. Je t'aime si fort. »

Tom ne pouvait plus résister. Il passa ses doigts sous les yeux de Bill et effaça ses larmes. Il posa ses lèvres sur celles de Bill.

Son petit frère s'accrocha fort à lui. Tom le serrait étroitement contre lui. « Tu es un putain d'idiot Bill. Je t'avais prévenu bordel. »

« Je sais. Je ne le verrais plus. »

Tom porta son frère jusque dans son lit et ils se couchèrent. Il câlina son petit frère, calmant sa douleur, du moins ce qu'il pouvait.

Il était éc½uré par Bushido. Peiné pour son frère. Mais en aucun cas il n'éprouvait de la pitié ou de la compassion. Ce n'était pas dans son caractère.

« Je t'aime Bill, bien plus que cette ordure. » Il embrassa ses cheveux.

« Je sais, » souffla Bill. Il pensait qu'il était temps. Le temps d'envoyer Bushido se faire foutre. Ils avaient prit du bon temps. Maintenant Bill voulait simplement le dégoûter.

Il était résolu. Là, contre Tom. Son grand frère bien trop protecteur, qu'il aimait bien trop comparé à un guignol tel que Bushido.


A suivre...


Colloque sentimentale - chapitre 5 Ultimatum 18/02/2009

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Je suis amoureux
Colloque sentimentale


"L'amour est une ruse de notre inconscient pour ne pas assassiner autrui"

Amélie Nothomb



Bill enfonça une casquette sur sa tête et mit des lunettes de soleil. Il le fallait, c'était un choix. Non, c'était une évidence. Il avait été une petite salope avec lui. Tout était sa faute.

Ses baskets trouées caressaient l'herbe verte devant la cabane de Bushido. Il était sûr de le trouvé ici, ou au moins que Bushido viendrait. Bill ne s'était pas trompé, il entendait la voix du garçon retentir faiblement, mais assez pour l'entendre, entre les murs fins de planches de bois.

Il souffla pour se donner du courage. La porte s'ouvrit sur Bushido, feuille et stylo à la main.

« Que fais-tu ici ? » Il était surpris de trouver Bill devant lui. Bushido avait pensé qu'il ne le reverrait plus avant un petit moment, pourtant il était bien là.

Bill s'approcha d'une fenêtre et regarda au dehors, vers le fond des petits bois. « Il fallait que je te parle, il faut que je sache. »

Il entendit Bushido froisser la feuille et poser le stylo au sol. « Bien, je t'écoute. »

« Pourquoi as-tu fais ça ? »

« Tu en avais autant envie que moi Bill. » Bushido se leva et d'avança vers Bill, pour poser ses mains sur ses hanches.

Bill sentait son souffle chaud faire bouger les cheveux de sa nuque. Il devait éviter ça. « Non, je ne parlais pas de ça. Tu le sais très bien. » Il se retourna et retira ses lunettes de soleil. Bushido semblait encore plus beau que lorsqu'il l'avait laissé. Il secoua la tête, il ne devait pas s'autoriser ce genre de penser.

« Tu m'avais tapé dans l'½il lorsque je t'ai vu pour la première devant le bahut. » Bushido se colla presque à Bill. « Et tu sais, je connais tout le monde là bas, il n'a pas été difficile pour moi de t'avoir. La preuve. » Il déposa un baisé dans le cou de Bill.

Le brun se dégagea, après avoir profité de ce petit contact. Oui, il fallait qu'il se l'avoue, il adorait de genre de baisé humide dans le cou.

« Ce n'est pas à ça que je m'attendais, » marmonna Bill dans sa barbe. Il shoota dans le stylo qui roula jusqu'aux pieds de Bushido qui observait ses petites fesses.

« Tu dis ? »

Bill se retourna vivement vers Bushido. « Tu es stupide. »

Bushido revint à l'attaque, il n'était pas prêt de se faire avoir par un gamin tel que Bill. C'était lui qui avait les commandes, pas le gosse. « Pour le moment, ce n'est pas moi qui suis venu me faire bouffer. »

Les lèvres de Bushido, comme pour accentuer ses paroles, dévorèrent la bouche de Bill. Il mordait, mouillait et suçait la langue de Bill. Il savait que c'était peut être une des dernières chances de faire succomber Bill.

Bill gémit doucement dans la bouche de Bushido. Il ouvrit les yeux et tenta de le repousser, sans grande envie ni conviction. Il s'abandonna le temps d'un échange entre eux, ce serait l'ultime, non ?

« Stop, » murmura Bill contre les lèvres de Bushido.

Bushido le fit basculer sur le matelas, se frottant contre le gamin sous lui. « Ne m'oblige pas à faire ça, tu sais. »

Bill balança ses hanches, c'était plus fort que lui. Comme tout homme, il ne pouvait résister à de telles attentions, surtout lorsqu'elles étaient sexuelles et juste pour lui. Uniquement pour lui ? Gros doutes.

« Bordel, arrête ! » Bill repoussa bushido sur le sol, et contempla le plafond. « Peut être que tu m'aimes, peut être pas. Je savais ce qui m'attendait depuis le départ et j'ai joué avec le feu. »

Bushido souffla, et s'assit, tentant de faire passer son érection. « Que veux-tu dire ? » Il était agacé par le comportement de Bill.

« Tu tiens le flambeau, n'est-ce pas ? » Bill tourna la tête vers Bushido. Celui-ci acquiesça, espérant que son discours prendrait fin, et vite. Pas qu'il ne soit pas intéressé, simplement que sa queue se sentait bien trop à l'étroit. « Je sais que je te fais chier, hein ? »

« Oh ouais, » Bushido allongea ses jambes au sol, frottant ses mains moites sur ses cuisses. « Je peux bien attendre pour toi poupée. »

« Bien. » Bill ré-admira le plafond. Il sentait qu'il fallait qu'il sorte tout ça avant que ça ne soir terminé. « J'y ai cru, tu sais. Juste un instant après que tu m'ais baisé- »

« Fais l'amour, » rectifia Bushido. Il se leva et alla s'asseoir sur le matelas, à la tête de Bill, le dos contre le mur.

« Peu importe. Je pensais être amoureux de toi tu sais. »

« Ce n'est pas le cas ? » Bushido regarda le visage parfait de Bill. « Tu m'aimes ? »

Bill soupira. « Et toi ? »

« Je ne vais pas me répéter. »

« D'accord. Alors ouais, je pensais. » Ses yeux s'accrochèrent à un fil de poussière qui pendait du plafond. « Mais je ne dois pas. Tu te fiches de moi. »

Bushido se pencha au dessus de Bill. « Jamais, » souffla-t-il. Il frôla les lèvres de Bill des siennes. « Tu es trop fragile pour ça. »

Bill voulait pleurer. Il ne savait pas pourquoi. Ses yeux brillaient et Bushido le voyait bien. Il se retira et contempla le garçon, aussi triste soit la vision. Ce n'était pas un homme sans c½ur.

« Je devrais y aller. » Une larme roula sur sa joue. Il savait ce qu'il faisait, ou presque. « On se reverra peut être un jour. »

Bill se leva et tourna le dos à Bushido. Il ne pouvait franchement pas avancer. Bushido voyait les épaules du gosse sauter. Il soupira et secoua la tête. Quelle idée avait-il eu ?

« Petit oiseau ? » Il ne fallait pas chercher de signification, dans l'esprit de Bushido, ce petit nom avait un sens. « Restes avec moi, on arrangera ça. »

Bill renifla. Il secoua la tête négativement, Tom allait le tuer. « Ok. » Il se retourna et Bushido lui tendit les bras. Bill s'y engouffra et embrassa l'homme.

Le gamin était assis sur le jeune homme et son entre jambe frottait le ventre de Bushido. Petit à petit leur excitation grandit.

Il savait où cela le conduirait, et il y allait, tête baissée.

Bientôt, ils furent nus et la tête du pénis de Bushido frottait l'entrée de Bill. Leur position était toujours la même, c'était excitant. Ils s'embrassaient toujours, les lèvres rouges et enflées de trop se presser les unes contre les autres.

« Arrête de jouer, » gémit Bill, alors que Bushido débuta un suçon dans son cou.


Bill jeta la tête en arrière, la queue de Bushido était en lui. Enfin, pour combien de temps ?

« Doucement, ok ? » Bushido hocha la tête, il savait que Bill voulait prolonger le moment.

Ce n'était plus de la baise, c'était faire l'amour, coucher avec une personne, les sentiments (peu importe lesquels) s'y mêlant. Bushido n'avait pas l'habitude, mais il se calmait quand il sentait qu'il allait très vite exploser.

Bushido poussa un grand coup dans le cul de Bill tapant sa prostate. « Bordel, accélère ouais. »

La baise reprenait comme avant. C'était la meilleure ouais.

Ils jouirent, ils s'écroulèrent. Bill pleura encore.

« J'y vais. » Il se rhabilla, cherchant ses affaires sans les trouver. Le sperme de Bushido coulant entre ses cuisses.

**

Il claqua la porte d'entrée et courra dans sa chambre. Il balança son boxer et sa veste sur le plancher avant de se mettre nu et de se coucher sur sa couette.

Bill se sentait dans un autre monde. Il n'avait pas entendu quand Tom était arrivé, les yeux plissés.

« C'est fini. Moi ou lui ? »

Bill tourna brusquement la tête. « Dégage Tom. »

Tom avança vers le lit et tapa du poing dessus. « Nan Bill ! » Cria-t-il. Il inspira et se calma un peu. « D'abord tu me réponds. »

« Ce n'est pas la même chose. »

« C'est simple : l'amour, ou la baise ? » Tom attrapa la main de Bill et caressa ses phalanges. Ses yeux étaient doux.

Bill sanglota. « Tu ne peux pas me demander ça Tom. »

« Pourquoi ? » Souffla-t-il, admirant les traits du visage de son jumeau.

« Je t'aime Tom. » Bill le regardait droit dans les yeux et détourna le visage.

« Et lui ? »

Les yeux de Bill s'embuèrent encore une fois. Bordel, une vraie fontaine ce môme. « Je- »

« Tu hésites, » nota Tom, lâchant la main pâle de son jumeau.

Bill s'accrocha à son cou et ses jambes nues s'enroulèrent autour de la taille fine de Tom. Il pleurait dans son cou. « J'ai essayé, je te jure. »

« Pas assez apparemment. » Tom voulait décrocher Bill de lui, il poussa sur son torse. Les traces de ses mains apparurent.

Il craquait. Il l'aimait. Il le voulait, juste pour lui. Il était jaloux. C'est lui qui allait arranger les choses.

Ses lèvres se collèrent contre celles de Bill. Il avait les yeux grands ouverts. « Je te baiserai si tu veux. »

« Tom, ne dit pas ça. » Bill sanglotait toujours contre le corps de son frère. « Aime-moi. »

« Ce salaud t'as sali. » Il emprisonna de nouveau les lèvres de son frère, sans douceur. Il le porta jusqu'à la salle d'eau.

« Que fais-tu ? »

« Laisse-moi t'expurger, s'il te plait, » les mots de Tom sonnaient comme une plainte aux oreilles de Bill.

Bill ne comprenait pas. Ce n'était pas son jumeau, ce n'était pas son Tom. Où était-il ?

Il se laissa faire pendant près de deux heures. Le plus long des supplices, car oui ce moment étai le plus pénible. Bordel, il aurait préférer rester avec Bushido. Son frère se comportait de manière si étrange.

Lorsque Tom sortit de sa léthargie, il lâcha la fleur de douche qu'il passait pour la dixième fois sur la peau rougie de Bill. « Je... Ugh. » Il attrapa Bill et le souleva de la baignoire avant de l'étreindre.

« Pourquoi tu fais ça Tomi ? »

Le t-shirt de Tom était trempé, les cheveux de Bill laissaient couler l'eau dans le dos de Tom. « Putain, je sais pas. »

Tom s'enfuit, laissant Bill les bras baillant debout et nu dans la baignoire.

Le blond s'était décidé. C'était à lui de remettre les choses dans l'ordre dans lesquelles elles étaient sensées être.

**

« Qu'est-ce que tu fous là ? » Bushido frotta son visage et ferma les yeux.

Il était las des Kaulitz, il s'était fourré sans une affaire sans pareille. Se mettre un des jumeaux au lit, signifier avoir l'autre dans son dos. Il n'avait pas forcément choisi la bonne proie à coucher. Aurait-il alors fallu que ce cher Bushido ait prit conscience de son énormité et abandonner la partie perdue d'avance.

Tom avait des années d'avance sur lui, rien n'était comparable à son influence (et c'était peu de le dire).

Tom entra dans la modeste maison de Bushido. « Je vais faire rapide. » Il s'avança de son interlocuteur. Il avait beau avoir une année de moins que l'homme, il n'en possédé pas moins une force de persuasion illimité. « Tu ne verras plus mon frère, je ne veux plus que tu touches ne serait-ce qu'un seul de ses cheveux, est-ce clair ? »

« Je n'y comptait pas, » ricana Bushido.

Tom bouillonnait. Il ne supportait pas que quiconque parle de son petit frère comme s'il s'agissait d'un vulgaire objet. « Ta s½ur était pas mal dans son genre aussi. »

« Tu ne la connaît pas. »

Le blond masquait comme il pouvait son sourire narquois. Bushido était si stupide, comment Bill avait-il pu se laissé berné par un idiot de son espèce ? « Pour le moment. »

C'était un flipper, la bille rebondissait dans tous les sens. Tom avait visé juste.

« Ma petite s½ur est étrangère à tout ceci, » Bushido mit une main sur la rampe, et regarda la haut des escaliers. « Rien ne se passera. »

« Je suis d'accord, » Tom avait l'impression d'être un de ces mafieux, qui gardait un calme olympien face à une situation qui les exaspérait au plus haut point. « Est-ce que c'est bon pour toi ? »

Tom tendit la main à Bushido, un accord s'était passé entre eux. L'un ne toucherait la famille de l'autre si chacun restait à sa place.

**

Bill était revenu au parc une semaine plus tard. Tom avait repris son tempérament habituel.

La cabane se dessinait entre les arbres, Bill l'observait depuis le banc où il s'était installé, gribouillant des croquis. Son fusain crissait sur le papier cartonné se mélangeant avec le bruit des branches qui craquent.

Il n'en pouvait plus.

Il abandonna ses affaires sur le banc et essuya ses mains sur son jean clair. Bill s'aventurait entre les arbres, il connaissait le chemin par c½ur, se l'étant imaginé des dizaines de fois dans son esprit.

Bushido était là.

« Bushido ! » Appela-t-il. Il n'eut pas de réponse, il grogna.

Il s'avança un peu plus vers la cabane, faisant le tour jusqu'à une fenêtre.

« Salop, » murmura-t-il. Bushido était en train de baiser une des ces putains qu'il trouvait certainement devant chez lui.

Bushido lui avait menti, personne ne venait ici. C'était ce qu'il lui avait dit.

Il se baissa et attrapa une branche, la plus grosse qu'il trouvait et la balança sur Bushido.

Le jeune homme ne put voir que la vitesse à laquelle Bill s'était enfuis.

**

« C'est un connard ! »

Tom regardait Bill faire les cents pas devant son lit. Depuis qu'il était rentré, il ne cessait de baver sur le dos de Bushido et proférer des paroles sans noms. Le jeune adolescent aux dreadlocks souriait, il était amusé et content de voir que son frère n'était pas abattu.

« Ta gueule Bill, » dit Tom, son sourire collé aux lèvres.

Bill se tut immédiatement, se retournant vers son frère prêt à l'incendier à son tour. Mais lorsqu'il remarqua son sourire niais, il fondit. « Est-ce que tu m'aimes Tom ? »

Tom sourit un peu plus. « Bien plus que ma propre vie, » déclara-t-il.

Bill se tourna et ferma la porte de la chambre et la verrouilla. « Je t'aime plus que cette ordure, est-ce que tu m'aimes Tom ? »

« Bien plus que les étoiles. »

« Je t'aime plus que ses baisés, est-ce que tu m'aimes Tom ? »

Le jeu de leur enfance. Il était idiot et pénible pour ceux qui n'y participaient pas, c'était le leur.

« Bien plus que tout au monde. » Tom attrapa Bill et le fit tomber sur lui.

« Je t'aime plus que l'infini, » souffla Bill. « Aimes moi. »

Tom le regarda attendrit. Il ne l'avait plus fait depuis leurs quatorze ans.

C'était la renaissance de ce qui n'aurait jamais dût être. Il passa sa main sur la nuque de Bill et approcha son visage du sien. « Comme tu voudras. »

Lentement il pressa sa bouche contre celle de son jumeau. C'était plus qu'avec Bushido, meilleur qu'avec n'importe qui. C'était Tom, il était tout à présent.

Il n'y aurait pas de fin pour cette histoire, si ?

La conter ne serait pas intéressant.



"C'est une histoire d'amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou."

Journal d'Hirondelle

Colloque sentimentale - Epilogue 20/02/2009

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Je suis amoureux
Colloque sentimentale


Epilogue

Entièrement dédié à Nirvana-angelth83, sans elle il ne serait pas là ^^'





Bill traversa l'amphithéâtre, son sac balançant sur son épaule. Il laissa la porte claqué derrière lui en sortant de la pièce et sourit.

Dehors le ciel était gris et le vent soufflait fort. Les arbres se balançaient, leurs branchent s'entremêlaient. Ils dansaient un rock endiablé, Bill eut la stupide idée de se dire qu'ils faisaient un pogo lors d'un concert de métal.

Il réajusta son écharpe noir autour de son cou et marcha vers la grille à la sorti du campus. Comme chaque vendredi soit il voyait Bushido, appuyé contre le capo de sa voiture métallisée, l'observant du coin de l'½il.

Bill ne l'ignora pas, mais ne l'approcha pas non plus. Il avait réussi à ne plus pensé à lui grâce à Tom. Il avait même rejoint son frère dans sa fac de musique, les jumeaux passaient le grand de leur temps côte à côte. Et ils s'en réjouissaient.

Une voiture klaxonna, Bill accéléra et entra dans la voiture. « Bonne journée ? » demanda Tom.

« Il est toujours là, » répondit Bill.

Il vit Tom froncer les sourcils. « Ne le laisse pas t'approcher s'il te plait. » Son ton était ferme et Bill détestait ça.

« Si tu continue je le ferais. Il est très bon tu sais, » taquina Bill. Et il le pensait, il le pensait vraiment.

Bushido manquait à Bill pour sa queue plus que pour ses mots. Il avait été pour Bill un de ses meilleurs coups. Et Tom savait que son frère avait eu plus d'une aventure, toutes à des kilomètres de celle que Bill avait entretenue avec Bushido.

« Tu ne peux plus, » Tom serra avec possession sa main autour de l'épaule de Bill.

Bill se dégagea. « Lâches moi Tomi ! » Il haussa les épaules. « Fais attention à la route plutôt. »

Il tourna la tête vers la vitre et sourit, presque avec nostalgie. Des flashs de Bushido le baisant avec passion et sauvagerie lui revenaient en mémoire. La queue humide et dure entre ses fesses, la langue de Bushido en lui...

Il soupira avec une pointe de mélancolie que Tom ne loupa pas. Il n'appréciait pas lorsque Bill était comme ça. Surtout qu'il savait à quoi son petit frère pouvait penser : Bushido et leurs putains de parties de baise.

**

Ce soir là, Bill était sorti dans ce bar où il rejoignait toujours Andy. Celui-ci était parti dans une université à quelques kilomètres de leur ville, il revenait donc chaque weekend et sortait un peu avec son meilleur ami.

« Cul sec, » dit Andy, comme par défi.

Bill frappa son petit verre sur le comptoir et fixa Andreas dans les yeux. Il avala le liquide amer, lécha le sel sur sa main et mordit fort dans son quartier de citron vert. Le citron était ce qu'il préférait dans la téquila frappée.

« Une seule, sinon Tom va me tuer ! » Bill massa ses trempes, et ferma les yeux.

« Toujours entrain de parler de ton frère à ce que je vois. »

Les yeux de Bill se crispèrent, cette voix rauque et grave le faisait frissonner. Il sentait jusqu'au parfum inchangé de Bushido derrière lui. Les images de leurs ébats lui revinrent en tête, les sensations avec elles.

« Tu n'es pas invité, » rétorqua Andy. Il se retourna et se rapprocha de Bill, collant presque leurs épaules ensemble.

« Je veux juste parler au gamin une minute. Va voir cette rousse bien roulée, elle t'attend, » Bushido frappa légèrement le blond platine dans l'omoplate et Andy se tourna pour voir la bimbo en chaleur.

« Ça va aller ? » demanda Andy à Bill. L'androgyne hocha la tête et ouvrit les yeux en souriant, l'air plus que convainquant.

Il n'était plus ce gamin avide de luxure, enfin presque.

Andreas laissa les deux hommes au comptoir, et rejoignit la belle aux formes charmeuses, non vulgaires.

« Alors, la fac ? »

Bill commanda finalement une autre tequila, Bushido fit signe au barman d'en mettre une seconde. « Je ne pense pas que tu sois venu pour me parler de ça. »

Bill fixait le barman verser l'alcool dans les petits verres et déposer deux coupelles avec sel et citron déposés dedans.

« Tu as raison, » répondit Bushido. « Buvons avant. »

Sans que Bill ne puisse réagir, Bushido enfonça sa tête dans son cou et lécha la peau sucré par le parfum de Bill. Bill pencha la tête et Bushido put y mettre le sel.

Il avala rapidement le contenu de son verres, lécha plus que nécessaire Bill et mordit vulgairement dans son citron, une goute de l'agrume coulant même sur son menton.

Bill grimaça et but à son tour.

« Je vais te laisser, on m'attend. »

Bushido bouillonna. Ne faisait-il donc plus aucun effet sur le gamin ? Il agrippa la cuisse fine de Bill. « Tu ne veux pas d'abord aller dans les toilettes ? »

Bill imagina ce qui pourrait arrivé. Ce qui pouvait être agréable.

« Pas vraiment, » Bill dégagea la main de Bushido et se leva. « je suppose qu'on se reverra la semaine prochaine. »

Il tourna le dos à Bushido et alla parler dans l'oreilles de son meilleur ami avant de lui sourire et de partir.

**

« Tu avais raison, il est vraiment con ! » Bill secoua la tête, comme pour se demander comment il ne l'avait pas vu plus tôt.

Tom haussa les épaules et posa son magasine de sport sur le sol, à côté de son lit.

« Pourtant, il était si bon. »

Tom soupira. « C'est la deuxième fois aujourd'hui, » râla-t-il.

« C'est la vérité, » se défendit Bill, retirant ses vêtements gênant pour enfiler un grand t-shirt de Tom.

« Bien, » Tom se renfrogna. « Ne mets pas ce haut. »

Bill haussa un sourcil mais fit ce que Tom lui dit.

« Rejoins moi, on verra lequel est le meilleur. » Il retira son boxer, unique vêtement, sans gêne devant Bill, exposant son sexe.

C'est à ce moment que Bill comprit où Tom voulait en venir, et il sourit. Depuis combien de temps voulait-il que Tom le prenne ?

Il se mit nu et grimpa sur le corps de Tom, se frottant lascivement à lui pour se réveiller.

« Est-ce que tu as déjà fais ça Tomi ? » murmura Bill.

« J'ai déjà enculé une fille, est-ce la même ? » Il serra les fesses de Bill entre ses mains et appuya le corps de son petit frère un peu plus sur sa queue.

« Elles n'ont pas cette petite chose qui fait tout. » Bill quémanda un baisé de Tom, qui lui donna sans plus de cérémonie.

Ils n'avaient jamais été au bout de l'acte, juste des caresses poussées, aucune pénétration, jamais.

Tandis que la langue de Tom caressait chaque recoin de la bouche de Bill, il inversa la position, souriant dans son baisé. Il mordit la lèvre de Bill, l'excitation montait toujours plus entre leurs corps. Les queues glissaient l'une avec l'autre, l'une sur l'autre.

« Est-ce que Bushido t'aimait comme je le fais ? » Tom mordit gentiment le mâchoire de Bill.

Bill secoua la tête et donna un coup de bassin.

« Tu es pressé ? » taquina Tom, ralentissant ses ondulations.

« Prends le putain de lubrifiant Tomi, » il insista bien sur le prénom de son frère.

Tom rit et aspira les lèvres de son frère, Bill passa son piercing sur le palé de Tom. « Ok, ok. Je le fais. »

Il passa son bras par-dessus la table de chevet et attrapa le petit tube qu'il gardait là lorsque des filles venaient chez lui. (Ce qui était rare, il allait plutôt chez elles.)

Il fit couler du liquide dans la paume de sa main et se chauffa un peu avant de l'étaler sur sa verge. Bill observait avec insistance les mains de Tom. Il lécha inconsciemment ses lèvres.

« Je ne veux pas que tu me baise. »

Tom arrêta brusquement ses gestes, il déglutit. « Qu-quoi ? »

« Je veux que tu me fasses l'amour Tomi, » souffla-t-il, écartant avec une obscénité non voulut ses jambes.

Tom expira. Il finit sa tâche et se réinstalla confortablement. Il fit glisser ses mains glissantes sur le corps laiteux de Bill.

« Tu n'es pas obligé de faire ça. » Paradoxalement, il roulait des hanches, il roucoulait avec sa voix sexy.

« Hun hun... » Tom titillait l'anus de Bill de son index.

Le souffle de Bill se coupa. Depuis combien de temps une autre personne que lui-même ne le touchait pas si intimement ? Bien trop. Il adorait ça. Oui, Bill aimait le sexe, peut être autant que son frère.

Tom enfonça enfin son doigt dans le frêle corps de Bill qui se cambra.

« Tu penses que je ne devrais pas faire ceci ? » Il fit entrer et sortir son doigt.

Bill secoua frénétiquement la tête de gauche à droite. Le petit rire moqueur de Tom s'éleva dans la pénombre de la chambre. « La ferme, continue. »

Sans que Bill ne s'en rende compte, plusieurs des longs doigts de Tom étaient en lui. Il caressait l'intérieur de son corps, appuyait sur son point sensible.

Il se mordait la lèvre inférieure pour se retenir de gémir et ferma ses yeux, appréciant davantage le plaisir que Tom lui donnait.

La queue de Tom pulsait, il n'avait jamais touché son frère de la sorte et Dieu que c'était exquis. Plus étroit, moins mouillé que ces filles. Il sentait les muscles de Bill se contracter autour de ses doigts.

Il ne pouvait plus réfléchir à ses actes. « Il faut que je te prenne Bill. »

Bill ouvrit subitement ses yeux pétillants.

Ses jambes s'écartèrent autant qu'il le pouvait. Tom attrapa son sexe et plaça son gland juste en face du trou de Bill. Bordel, il en tremblait d'excitation. C'était plus fort que lui, plus fort que tout.

Est-ce que c'était ça l'amour ?

Il poussa fortement en Bill, rejetant par réflex sa tête en arrière. Il n'avait jamais osé imaginer à quel point son petit frère pouvait être chaud.

Bill admirait le torse de Tom, se forçant à garder les yeux ouvert malgré les vagues de plaisir et les frissons incontrôlés que Tom lui faisait ressentir à cet instant. Il sentait enfin la queue de Tom en lui et ce n'était pas comparable avec Bushido.

En aucun cas.

Bill passa ses jambes par-dessus les épaules de Tom lui permettant de s'enfoncer plus profondément en lui.

« Putain Bill, t'es putain de bon, » haleta Tom.

Sa grande main de guitariste passa sur le pénis de Bill, son pouce frôlant la tête de sa bite. Il étala le liquide séminal qui coulait de la fente sur la verge de son petit frère.

Bill se contractait de plus en plus autour de Tom.

Le blond n'en pouvait plus. Il fallait qu'il se laisse aller.

Son sperme coula avec puissance au plus profond de Bill qui laissa la douce chaleur de Tom l'envahir. Il ne voulait pas qu'il se retire, pas maintenant. Lui n'avait pas finit.

Tom frappa une dernière fois dans la prostate de Bill et sortit de son corps.

« Tomi, » se plaignit Bill.

Tom passa son doigt mouillé de liquide de Bill sur la bouche de son frère. « Chut. »

Il s'abaissa et lécha ses lèvres en imaginant le goût que pouvait avoir la semence de Bill.

Il se pencha au-dessus de Bill et aspira la tête de son sexe. Il lécha encore et encore la petite fente imbibée de liquide. Il avait le goût de Bill, c'était délicieux. Il voulait faire jouir Bill dans sa bouche.

Tom jouait avec le sexe de Bill, il le suçait énergiquement.

Il continuait ses agréables tortures sur son Bill. Jusqu'à ce que celui-ci vienne enfin dans la bouche. Tom n'en perdit pas une goutte, léchant jusqu'aux testicules de Bill où quelques gouttes perverses avaient glissées.

Il se recoucha à côté de Bill et le serra dans ses bras.

« Je t'aime Bill, » susurra Tom à l'oreille de Bill.

Bill enroula ses jambes autour du corps de son frère, son amant dorénavant ? Bien sûr que oui. « Plus que tout mon Tomi, stay with me. »

Tom passa une main dans la chevelure de Bill et ils s'endormirent le sourire aux lèvres.


Bien sûr, Tom était meilleur que Bushido.





Fin.